Vendredi 9 mai 2008
5
09
/05
/2008
22:45
22 PISTEPIRKKO
Cabaret Vauban, Brest
3 mai 2008
En voilà un nom folklorique ! Et facile à retenir par-dessus le marché ! Surtout si on doit le prononcer en anglais. Pour se
simplifier la tâche, on peut aussi tenter de le prononcer en finlandais, puisque c’est la nationalité de ce groupe inconnu.
Qui pouvait donc se rendre à un concert de ce groupe au nom de coccinelle (c’est dans la bio) ? En fait pas grand monde ! Ainsi,
nous étions à peine une centaine dans la salle du Vauban.
Et pourquoi nous y étions, nous ? Mais tout simplement grâce à Yvon qui eu la très bonne idée de me mettre le CD dans les oreilles
(enfin la musique issue du CD, pour être plus précis). Yvon, c’est le directeur général de Dialogues Musiques. Mais pas seulement, c’est d’abord un passionné de musique (ça tombe bien) et
organisateur de concerts avec son asso Nemo (http://www.memowax.com/).
Il ne faut pas être grand connaisseur pour savoir apprécier la musique de 22 Pistepirkko (à force de répéter, on finit par retenir ce nom.
Et même qu’on peut s’exercer à le prononcer très vite : là ça fait super connaisseur). Je détaillerai par ailleurs le dernier CD du groupe, (nom du CD) tellement bon qu’il nous sembla très
difficile de renoncer à ce concert.
Après une première partie fort efficace et sonore, suivi d’une petite pause arrosée de Carlsberg pression (Aïe, Migwell, pas sur les
doigts), les lumières s’éteignent. Voici venir PK, le guitariste longiligne. En fait c’est pas une guitare qu’il a en bandoulière mais un dobro. Seul donc il étire les notes un peu comme Ry
Cooder dans Paris Texas et nous chante, dans la pénombre « Salt Lake City ». Pour une intro, mes amis, c’en est une. La méga classe. Un nouveau chanteur le rejoint, au registre plus
grave. Lequel s’installe rapidement derrière sa batterie tandis que Espe Haverinen prend place derrière des claviers et effets vintage (dont un orgue Farfisa sixties).
PK m’impressionne. Coiffé d’un chapeau rond (mais pas breton) qui lui tombe au raz des sourcils, il m’évoque furieusement Neil Young. Sa
stature, la forme de son visage, son jeu de guitare et même le timbre de sa voix. Je reste captivé.
Son frère, Asko Keränen, alterne entre ses claviers et la basse. Il semble complètement déjanté, et se dandine parfois comme un sorcier
vaudou (merci Rose Laurens), saute comme Pete Towshend sur son petit mètre carré d’espace libre. Le batteur, en revanche, est tout en retenue. Son jeu puissant est cependant parfaitement maitrisé
et fin. Il en est de même pour sa voix.
Etonamment, le groupe ne suit aucune set list et enchaîne les titres au petit bonheur. Parfois, c’est l’un des musiciens qui propose un
titre tandis que les deux autres approuvent d’un hochement de tête ou en levant le pouce. Il y eu quelques amusants flottements ou visiblement la formation ne savait pas trop comment et avec quoi
poursuivre. Asko dû même, une fois, être à la limite de trépigner pour obtenir l’adhésion générale.
Une belle prise de risque, marque supplémentaire de la singularité de l’orchestre.
Pendant près de deux heures, le trio va nous servir un rock inventif, mêlant énergie brute et balades aux mélodies imparables comme cette
superbe reprise de « Love Hurts » de Gram Parsons.
Lorsqu’ils quittent la scène, après un seul titre en rappel, on regarde l’heure : minuit !!! Le temps passe vite en si bonne
compagnie.
Site du groupe : http://www.22-pistepirkko.net/
Commentaires