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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 
Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 20:47

Nina NASTASIA au Vauban (Brest)
16 novembre 2006.

La soirée organisée par Memo était annoncée comme un moment de pure magie musicale. La chanteuse new-yorkaise faisait son retour à Brest après un premier concert en 2005 qualifié par Yvon Jézéquel, directeur de Dialogues Musiques et président de l’asso Memo, de meilleur concert de l’année.
 
Avec une telle promo, il était hors de question de rater l’événement.
 
La première partie était assurée par le trio Cape May, des canadiens rencontrés à New-York alors qu’ils enregistraient avec le même producteur que celui de Nina Nastasia, Steve Albani. Autant être franc, ce premier set ne nous a absolument pas convaincu. Rythmique molle avec un bassiste minimaliste, pour rester poli. On sait que Cape May accompagnera Nina Nastasia tout à l’heure. Nous zappons le rappel pour écluser une petite bière. Pouarch !!! De la bière ? Cette pisse d’âne vendue 3,30 euros ? Décidément, sacrée soirée.
 
Mais nous restons confiants, le meilleur est à venir. Nous bavardons un peu avec Arnaud et Elisabeth. Arnaud est un graphiste (de talent) qui a réalisé notamment les derniers visuels de l’OMAC (mon asso pour ceux qui l’ignorent encore).
 
Mais voici Nina Nastasia qui entre en scène. Première constatation : nous sommes loin de la petite robe à fleur verte d’An Pierlé (concert de la semaine dernière). La dame est en noir. Curieux détail : elle porte des chaussettes hautes dans des sandales à petit talon. Les musiciens de Cape May s’installent, augmentés d’un pianiste et d’un violoncelliste-accordéoniste.
 
Sans attendre, nous voici saisi par la beauté de la voix de la chanteuse. Elle s’accompagne à la guitare et je pense que cette formule aurait bien suffit. Les autres musiciens venant alourdir cette harmonie et, pire, parfois la détruire.
 
Le pianiste, qui semblait en pamoison dès qu’il frappait 2 notes sur son piano à queue, plaquait à l’occasion des accords qui perturbaient complètement la mélodie. A d’autres moments, il nous balançait des arpèges dissonants. On peut croire que c’était exprès mais ça n’excuse rien. Ce disciple mal inspiré de John Cage était tout simplement navrant. Le son de la basse était épouvantable, mais ceci était dû vraisemblablement à la sono défaillante. Déjà qu’il n’avait pas grand-chose à dire…
 
J’arrête là le massacre, le violoncelliste s’en sortait plutôt bien, le batteur aussi. On entendait peu le guitariste caché par le piano. Aussi, à part sa discrétion, je n’ai pas grand-chose à en dire…
 
Alors oui, Nina Nastasia a une voix,  belle de pureté, de simplicité et d’émotion, des mélodies à tomber mais j’enviais ceux qui avaient pu l’entendre en version épurée l’an passé.
 
Daniel, un ami qui devait nous rejoindre au concert avec Bernadette, son épouse, est mort d’une crise cardiaque juste alors qu’il s’apprêtait à venir. Nous ne l’avons su que le lendemain. Daniel, quand il n’aimait pas un concert, il sortait ! Aurait-il agit ainsi ce soir là ?

Il y eu pourtant un superbe rappel. « Bird Of Cuzco », un hommage à John Peel, animateur-journaliste et surtout grand découvreur de talents. Une chanson belle et triste inspirée par l’absence d’un être aimé.

Oui, j'admets, la photo est sombre. C'est le gros défaut du Canon Ixus : son flash !

Par Philippe - Publié dans : Concerts - spectacles
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 21:59
DEEP PURPLE –  BIOGRAPHIE DE BASE – 2ème partie.
 
Nous avons laissé en 1976 un Deep Purple moribond, usé jusqu’à la moelle par les ambitions individuelles, la lassitude et les tournées chaotiques.
 
Entretemps, chacun y est allé de ses projets personnels mais c’est sans doute Whitesnake qui connaît le plus grand succès. Normal : Ce groupe rassemble trois ex Deep Purple : David Coverdale, Jon Lord et Ian Paice. De son côté, Blackmore avait formé Rainbow, rejoint plus tard par Roger Glover. Ian Gillan, après une carrière solo non dénuée d’intérêt, a pris la place du chanteur Ronnie James Dio au sein de Black Sabbath (Born Again, le seul témoignage discographique, s’écoute généralement en fin de soirée lorsque l’on veut rire un bon coup avec un top ringard. C’est souvent à ce moment là que les filles vont se coucher).
 
Donc en 1984, tout semble aller pour le mieux pour tout le monde ou presque. C’est alors que, contre toute attente, un nouveau Deep Purple arrive par la petite porte avec un nouvel album « Perfect Strangers ».  C’est le célèbre line-up MK2 (oui, celui de « Machine Head ») que l’on retrouve. On peut légitimement se poser quelques questions sur cette reformation : Pourquoi Ian Gillan plutôt que David Coverdale au chant, par exemple ? Quelles sont les motivations du groupe en dehors de remplir le tiroir caisse ?
 
Lorsqu’un groupe célèbre se reforme, c’est comme lorsque l’on reprend une part de gâteau. Effectivement on avait envie d’y goûter à nouveau mais ça risque tout de même de vous rester sur l’estomac un moment.
 
En ce qui concerne DP, que peux encore nous apporter ce groupe de quarantenaires dans les années 80 ou The Cure, U2 ou Simple Mind ont depuis sérieusement modernisé le rock anglais.
 
Qu’importe,  Perfect Strangers » transforme l’essai et impose une musique « old scholl » mais d’une belle efficacité et avec une inspiration renouvelée. Hé oui, DP a encore quelque chose à dire. La même formation va ensuite enregistrer un live (Nobody’s Perfect) et un autre album studio.
 
L’aventure prendra fin en avril 1989 : Blackmore vire Gillan du groupe et le remplace par l’ex Rainbow, Joe Lynn Turner. Visiblement Blackmore a pris les rennes en main et impose ses choix et son mauvais caractère à ses acolytes. Nous en sommes au MK5 et de cette collaboration va naître en 1990 « Slave and Masters » que je n’ai jamais eu le cœur d’écouter.
 
Finalement Ian Gillan réintégrera le groupe mais lorsque Blackmore voudra à nouveau virer le chanteur avec la menace : « c’est lui ou c’est moi » les autres membres, las de travailler sous le despotisme du guitariste ne vont pas hésiter ! Oui, mais on en plein tournée et Blackmore est bien content de foutre le bordel.
 
Le groupe va prouver que nul n’est irremplaçable, pas même un virtuose du manche. Et c’est Joe Satriani, la plus fine lame de l’époque, qui va assurer la transition de décembre 1993 à Juillet 1994. Hélas, il n’existe pas, au moins officiellement, de trace discographique de ce MK 6 !!!
 
Le MK7 voit l’arrivée de Steve Morse. On a souvent tiré à boulet rouge sur ce guitariste auquel on reproche essentiellement ses tics musicaux en particulier dans ses solos. Il y a du vrai mais force est de constater que « Purpendicular » le premier opus avec Morse, respire la fraicheur et une joie de jouer qui ne se démentira point avec le live à l’Olympia de la même année. C’est cette formation que j’ai eu le bonheur de voir à Rézé (44) pour un concert inoubliable.
 
Mais les bonnes choses ont une fin, et Jon Lord, désireux de se consacrer entièrement à la musique classique et se sentant peut-être atteint par la limite d’âge pour une groupe de hard-rock (il a 61 ans en 2002) laisse ses claviers à Don Airey, bien connu des métalleux pour ses faits d’arme au sein de Black Sabbath, Rainbow, Thin Lizzy et même Whitesnake. Nous en somme au MK8… Sans Jon Lord, l’une de mes idoles de jeunesse, le moustachu qui m’a fait acheter mon premier orgue électrique, l’affaire ne m’intéresse plus guère. Nous avons pu les entendre en 2005 au Festival des vieilles charrues. C’était sympa même si les démonstrations de virtuosité de Don Airey m’ont singulièrement agacé. Deep Purple nous offrit un concert des plus réjouissants, enchaînant ses vieilles scies que le public reprenait en chœur, tant le répertoire de ce vieux groupe est entré dans la mémoire collective.
 
Aujourd’hui, le groupe poursuit sa route. Il était ce mois-ci (novembre 2006) à Rennes et le site officiel annonce une longue tournée en 2007 avec plein de dates en France (dont une nantaise, le 19 mars).

 Blackmore en 1986 (de dos,  l'homme au Stetson, c'est Roger Glover)

 Ian Paice, l'immuable batteur.

Jon Lord et Steve Morse à Montreux en 1996

Roger Glover, bassiste aussi immense que discret.

Eh oui, Deep Purple et un drapeau breton, ça s'est vu. Vous l'avez deviné, voici une capture d'écran un peu tristounette mais nous sommes bien aux Vieilles Charrues, à Carhaix (29) en Juillet 2005.

Par Philippe - Publié dans : Disques
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /2006 15:47
L'ACTUALITE DU SITE
         
    15/07/2007 - On reparle de Memory Almost Full. Qui "on" ? Patrick Eudeline, très cher !  
    14/07/2007 - Un peu d'actu avec deux films vu ce mois ci : La Faille et Dialogue avec mon jardinier. Eh non, je ne suis pas encore en vacances !  
    06/07/2007 - Je vous salue, Kelly pleine de Grace  
    28/04/2007 - Adèle Blanc-Sec est de retour, enfin !  
    24/06/2007 - Encore une DS dans la BD 80 jours  
      21/06/2007 - Quatre ? paru décemment, vient clore la série d'Enki Bilal "Le Sommeil du Monstre".  
    18/06/07 - Memory Almost Full. On finit en beauté avec la critique de Jérome Soligny dans Rock&Folk  
 

  14/06/07 - Nous poursuivons notre tour des critiques de l'album Memory Almost Full avec celles des Inrockuptibles et du Télégramme.  
 

  12/06/2007 - On poursut sur Memory Almost Full, dernier disque de McCartney, avec la mise e ligne de la critique parue dans Télérama  
 

  10/06/2007 - Enfin une critique objective de Memory Almost Full  
    08/06/2007 - Il fait beau, pourquoi ne pas un louer un DVD et s'installer confortable devant la télé, à l'abri du soleil ? Voici Head-On  
    06/06/2007 - Quelques mois après sa sortie, Philippe se mêle de la Vie des Autres.  
    05/06/2007 - le nouveau McCartney est dans les bacs : memory almost full  
    04/06/2007 - En complément de notre "dossier" sur Ob-la-di, Ob-la-da, voici les paroles et leur traduction. (pas de mauvais esprit, svp)  
    30/05/2007 - Benoît nous recommande un bon film de SF : Sunshine  
    29/05/2007 - La Britanny Ferries met (une partie de son) patrimoine à quai avec l'expo L'art est un voyage  
    27/05/2007 - Tout chaud, tout beau, le dernier Wilko : Sky Blue Sky  
    27/05/2007 - Un recueil de textes de McCartney Blackbird Singing  
    25/05/2007 - Avant la parution de "Memory Almost Full" le prochain McCartney, réécoutons le précédent "Chaos and creation in the Backyard"  
    22/05/2007 - Philippe nous sort ses reliques : le 45 tours français de Get Back  
    21/05/2007 - Un film à voir : Zodiac  
 

  18/05/2007 - La DS Citroën dessinée par Tardi dans "Rumeurs sur le Rouergue".  
 

  15/05/2007 - Tout ou presque sur "Ob-La-Di, Ob-La-Da",  
    14/05/2007 - Next  
    14/05/2007 - Spiderman 3.  
       03/05/2007 - Réveillez le Président ! Un bon suspense signé Jean-Hugues Oppel  
    27/04/2007 - Many Years From Now - L'indispensable bio de Paul McCartney par Barry Miles.  
    24/04/2007 - James Hadley Chase met les Bouchées Doubles  
       21/04/2007- Le retour de la revue Muzik  
       18/04/2007 - Amy Winehouse - Back to Black  
    12/04/2007 - Wilco Live In Chicago  
    09/04/2007 - Ensemble, c'est tout. Et c'est déjà beaucoup !  
    09/04/2007 - 40 bougies pour Sgt Peppers. Mojo célèbre comme il faut l'événement.   
    08/04/2007 - Petit tour au festival "Panorama" de Morlaix.  
    04/04/2007 - Une petite brève sur "Lady Madonna"  
    24/03/2007 - Nolimé Tangéré  
    21/03/2007 - Molière  
    15/03/2007 - Benoît remet le son avec Mademoiselle K  
 

  14/03/2007 - Polnareff à Bercy ? Jean-François aussi !  
    14/03/2007 - Aujourd'hui, un grand classique du roman noir : Pas d'orchidées pour Miss Blandish  
    12/03/2007 - Lettres d'Iwo Jima  
 

  10/03/2007 - Anges et Démons  
 

  08/03/2007 - De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages  
    05/03/2007 - Pars vite et reviens tard  
         
Par Cécile, Benoît et Philippe - Publié dans : Cinéma
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /2006 15:29
DEEP PURPLE –  BIOGRAPHIE DE BASE – 1ère partie.

 
L’histoire de Deep Purple est l’une des plus tordues que le rock ait engendré. Voilà un groupe qui a passé sa carrière à se séparer, se reformer, changer de personnel, alternant périodes de chaos et de bravoure. L’amateur néophyte aura autant de mal à s’y retrouver que dans un annuaire des horaires de la SNCF. Nous allons pourtant tenter ici de résumer l’histoire de l’un de ces quelques groupes que je vénère depuis l’adolescence (oui, ça remonte à loin !)
 
Souvent réduit à un seul morceau et son riff d’acier « Smoke On the Water », le groupe reste à mon avis l’un des plus passionnants de sa génération.
 
Aujourd’hui, Deep Purple s’apprête à fêter ses 40 ans. Il est toujours en activité mais, du line-up d’origine, il ne reste que le batteur Ian Paice.
 
La structure du quintet a toujours été la suivante : chant, guitare, orgue, basse et batterie. Nous l’avons dit, seul Ian Paice n’a jamais lâché ses baguettes. Le groupe a connu 4 chanteurs, 3 guitaristes, deux organistes et deux bassistes. Tous ces changements se déclinent, comme pour la firme automobile Jaguar, en MK (pour Mark).
 
Le MK1 est donc fondé en 1967 par Jon Lord (claviers) Richie Blackmore (guitare), Ian Paice (batterie) Rod Evans (chant) et Nick Simper (basse). Après quelques albums dont le premier et excellent « Shades Of » le chanteur et le bassiste sont remplacés par Ian Gillan et Roger Glover. Jon Lord, passionné de musique classique, propose au groupe un concerto pour groupe rock et orchestre. Faut dire que c’est la grande mode à cette époque depuis le succès du « Days Of Future Passed » des Moody Blues. Mais pour DP c’est un échec et Blackmore promet qu’on ne l’y reprendra plus. Changeant radicalement d’orientation Deep Purple monte le volume, durcit ses accords et commet le sauvage « In Rock » qui marquera avec quelques autres (et en particulier Led Zeppelin et Black Sabbath) le fondement du hard rock.
 
En 1972, sort « Machine Head » et sa brochette de standards, l’album idéal de DP. Peu de temps suivi par le formidable double live « Made In Japan ». Déjà, DP affiche sur scène une propension à faire durer les titres. Un bon « Child In Time » se doit de tenir une bonne vingtaine de minutes. Souvent hélas, le groupe se noie dans ses propres improvisations, chacun se lançant dans des solos aussi inutiles que pénibles pour l’auditeur. Possédant bon nombre de ces enregistrements, je vous garanti que je sais de quoi je parle.
 
En 1974, c’est le départ de Ian Gillan et Roger Glover, remplacés par David Coverdale et Glenn Hugues (nous en sommes au MK3). Deux albums studio « Burn » et « Strombringer » nous font découvrir un DP métamorphosé musicalement. Une partie du public boude. Tout comme le guitariste Blackmore qui claque la porte après un ultime concert à Paris, en avril 1975. Je défendrai bientôt dans des rubriques spécifiques ces deux albums.
 
L’arrivée de Tommy Bolin (nous voici au MK4) sera, de mon point du vue, le chant du signe de DP. Tommy Bolin est tout sauf un guitariste de hard rock et il est pénible de l’entendre en live. De plus, cet excellent musicien (écoutez ses albums solos !) est malheureusement au plus mal question coke. L’album « Come Taste The Band » contient quelques perles comme « Lady Luck » mais souffre de l’absence de titre musclé que le public est en droit d’attendre.
 
En 1976 le groupe prend l’eau de toutes parts : concerts catastrophiques, aucun projet artistique et surtout désir d’émancipation. C’est la rupture. Jon Lord et Ian Paice forment un trio avec le claviériste Tony Aston (excellent « Malice In Wonderland »), David Coverdale fonde Whitesnake, plus tard rejoint par Jon Lord et Ian Paice, Glenn Hughes pond un premier album solo et Tommy Bolin succombe à une overdose en décembre 1976 après l’enregistrement de son second album « Private Eyes ».
Suite bio de base Deep Purple.

 Est-il nécessaire de vous présenter l'homme en noir, le bien nommé Richie Blackmore (à ne pas confondre avec Johnny Cash)

 Ici Jon lord malmène son orgue Hammond : il a tort, c'est fragile ces grosses bêtes là.

 Glen Hughes, 3ème bassiste, de loin le plus sexy (enfin, selon les canons de l'époque). 

Par Philippe - Publié dans : Disques
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 20:16

Film américain (Flags of Our Fathers) de Clint Eastwood
Avec Ryan Philippe, Adam Beach, Jesse Bradford
Sorti le 25/10/06
 
L’histoire : Février 1945, les soldats américains assiègent l’ile d’Iwo Jima, base stratégique japonaise. A l’issue de la bataille, six soldats hissant la bannière étoilée sont pris en photo. Ce cliché devient légendaire en quelques jours et le gouvernement décide d’exploiter le phénomène.
 
C’est le nouveau Clint Eastwood, les gars ! (et les filles aussi). Ca fait tellement longtemps qu’on l’aime, Clint : Ados on se régalait de l’Inspecteur Harry (allez, quitte à être hors propos, je ne résiste pas : « Ceci est un magnum 44, le plus puissant revolver au monde, il vous arrache la tête comme le vent fait s'envoler votre chapeau" avec la voix française de Jean-Claude Michel). Adultes on s’est délecté avec Pale Rider. Depuis, on est des boulimiques de Clint. On a tout vu, tout apprécié : Bird, Impitoyable, Doux, dur et dingue, Bronco Billy, Honky Tonk Man, les Pleins Pouvoirs, même Space Cowboy, on a trouvé bien... On a enregistré au cinéma de minuit « Un Frisson dans la Nuit » son premier film derrière la caméra. Bref on maîtrise le sujet. Ses derniers films sont des chefs-d’œuvre et ça nous conforte dans notre sentiment d’avoir bon goût et d’avoir misé sur le bon cheval.
 
Alors, quand un nouveau film sort, que reste-t-il de notre esprit critique ? Dès que le générique « Malpaso Production » apparaît, on a plus qu’un apriori positif.
 
Avec « Mémoires de nos pères » Clint Eastwood tient un sujet qui lui va bien et dans lequel il va pouvoir exercer les multiples palettes de son talent : de l’action mais aussi de la réflexion :  Les héros sont-ils ceux que l’on croit ? Un grand bien justifie-t-il un petit mal ? Et ce « bien » est-il sans tâche ? Toutes ces questions, Clint se (nous) les pose. Et nous donne tout de même quelques éléments de réponse. Mais il y a un côté désabusé dans ce film, comme s’il en avait marre d’y croire. Pour le coup, il nous laisse nous débrouiller avec les images qu’il nous a donné à voir.
 
Allez, il me faut quand même passer aux aveux : malgré de grandes scènes, et notamment une reconstitution de bataille digne du « Soldat Ryan » décidément la référence ces temps ci (en fait, dans les films de guerre, il y a un avant et un après le Soldat Ryan), malgré une mise en scène toujours aussi brillante, j’avoue que je ne me suis pas senti véritablement impliqué par cette histoire. Est-ce le jeu des acteurs, sans véritable charisme ? Est-ce le va et vient incessant entre le présent et les deux époques du passé ? Toujours est-il que je suis ressorti du ciné avec le sentiment d’être passé à côté du film.
 
Peut-être me faudra-t-il une seconde séance (généralement DVD) pour réviser à la hausse cette impression.
 
Allez quand même voir « Mémoires de nos pères ». Après tout j’étais peut-être un peu fatigué l’autre soir ! Et j’aimerais tant que vous me contredisiez « Ca va pas, Philippe ! C’est une réussite totale ce film ! »
 
(1) les amateurs d’histoire trouveront leur bonheur dans l’article de Wikipédia.
Par Philippe - Publié dans : Cinéma
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