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dossier Beatles

 

 
Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 20:37

PAS DE VIE SANS FRIC (You're Dead Without Money - 1971)
James Hadley Chase (1906-1985)
Traduit de l'anglais par Janine Hérisson
Collection James Hadley Chase (n°22) - Gallimard

 Fort satisfait de ma précédente lecture (rappel ici), je retourne dans la remise en quête d’un nouveau roman de James Hadley Chase. Bingo ! Je dégotte celui-ci et m’y attelle sans attendre.

 Ce livre est publié par Gallimard dans une collection que l’éditeur a dédié à l’auteur. Sauf erreur de ma part, il s’agit là d’un cas unique. Pourquoi lui et pas Chandler, Goodis ou encore Ed McBain ? Les mystères du marketing sont parfois opaques ou seulement éclairés par les chiffres de vente. Toujours est-il que cette collection bénéficie des illustrations de l’auteur de BD Jean-Claude Claeys. Pas de quoi s’extasier sur notre exemplaire.
 
« Pas de vie sans fric » est un polar sans meurtre. C’est assez rare pour être mentionné. Le système narratif est indirect : Un écrivain rencontre dans un bar un type qui lui raconte une histoire, donnant ainsi matière à un sujet de livre. Al Barney, le conteur, est curieusement rétribué en bières, hamburgers et saucisses dont il se gave au fil du livre.
 
Globalement on peut trouver beaucoup de similitudes entre « Chantons en chœur ! » et « Pas de vie sans fric ».
D’une part, le lecteur côtoie différents personnages ou groupes tous liés à l’action. Les fonctions et caractères des personnages se retrouvent également d’un livre à l’autre. C’est particulièrement vrai pour ce qui concerne le trio père, fille et gendre associé dans les deux livres dans des activités peu orthodoxes. On retrouve aussi des malfrats homosexuels. D’ailleurs on est en droit au passage de soupçonner le père Chase d’homo phobie, les références aux « pédés » et à la description de leur comportement sont en effet souvent caricaturales. J’ai lu que la déchéance était une constante majeure de l’œuvre de Chase. Ici, elle est incarnée par Elliot, acteur infirme viré d’Hollywood. Enfin, il y a aussi les petites frappes qui cherchent à réaliser le gros coup, mais ils sont tellement minables que l’auteur ne leur donne pas la moindre chance. Oui, globalement on peut dire que Chase déteste cordialement les méchants de son bouquin. Et ils sont nombreux. Mais il y a tout de même deux ou trois personnes sauvables, non exemptes de reproches, certes, mais qu’un accès de droiture est comme une bouée au lecteur qui a tout de même besoin de héros.
 
L’histoire tourne donc autour d’une série de timbres russes d’une valeur considérable. Tous nos protagonistes, plus la CIA, s’y intéressent pour des raisons diverses, souvent vénales.
 
Je suis ressorti de ce polar avec le même bonheur que celui procuré par la lecture de Chantons en cœur, prouvant une nouvelle fois que James Hadley Chase est un écrivain qui me convient.  
 
Hé hé ! Vous pensiez vraiment que j’allais vous priver de l’édition anglaise ?
 
Par Philippe - Publié dans : Littérature
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /2006 11:02
AN PIERLE au Vauban (Brest)
8 novembre 2006.
 
Avec Sophie et Luc, nous arrivons quasiment à l’instant où le concert commence. Nous nous faufilons rapido sur le côté gauche, là où le piano est installé.
 
Voilà donc, sans attendre, la chanteuse et son groupe le White Velvet. Jolie comme tout dans sa petite robe verte à motif blanc, qui s’accorde à ravir avec ses cheveux blonds, elle traverse la scène avec un beau sourire pour s’installer au piano.
 
Pour beaucoup d’entre nous, le public, nous faisons nos retrouvailles avec la chanteuse  / pianiste que nous avions découverte aux Vieilles Charrues en 2005 lors d’une soirée dédiée au rock belge (y’avait aussi Ginzhu, autre révélation du festival) Nous n’étions donc pas étonnés de la voir s’asseoir sur un énorme ballon qui lui sert de tabouret de piano. C’est original de voir ce petit bout de femme se dandiner sur le ballon mou. Les deux premiers titres ont du mal à me convaincre. Mais dès qu’elle entame « How Does It Fell » le charme opère et il ne nous quittera plus. Déjà agréable à regarder, elle l’est d’autant plus à écouter. Je trouve parfois des comparaisons. Comme en effet, ne pas faire le lien avec Axelle Red : toutes les deux flamandes, une tessiture vocale assez proche, une certaine ressemblance physique. De plus, toutes deux ont eu l’occasion de collaborer avec les fameux Zita Swoon.
Mais là s’arrête les points communs. Là où l’une n’en finit pas de lorgner avec plus ou moins de réussite vers la soul américaine des années 60, l’autre serait plutôt dans une veine purement anglaise ou, pourquoi pas, New Yorkaise. La référence au Velvet Underground n’est pas seulement sur le nom du groupe mais aussi par des petits moments de chaos musical.
Les musiciens du groupe qui l’accompagnent ont des allures de dandys trentenaires. Costumes sombres, cheveux longs, grosses lunettes pour deux d’entres-eux et instruments de légende. Non, franchement, la classe !!!
 
Et en plus, elle est super sympa, An. Un petit mot gentil pour les organisateurs, pour la salle, les chambres du Vauban. Elle lance des vannes mais craint d’être la seule à les comprendre « C’est de l’humour belge » dit-elle en s’esclaffant. Deux photographes n’ont quasiment pas arrêté de la mitrailler pendant le concert, quand même un peu lourd à force, même si j’ai laissé mon adresse email à l’un d’eux dans l’espoir qu’il m’adresse quelques photos (j'attend toujours !) An Pierlé ne se départit pas de son sourire, leur faisant un coucou de la main là où d’autres auraient montré clairement des signes d’agacement.
 
Ben oui, rien que pour ça, on a envie de l’aimer et on y parvient fort bien. Allez, parce qu’il me faut quand même garder une oreille critique, je dirai que tous les morceaux n’ont pas le même niveau de qualité, question composition. Mais les arrangements, en particulier sur les morceaux lents, sont de superbes écrins sur lesquels se pose la voix de la chanteuse. J’ai déjà dû utiliser cette expression quelque part, mais je l’aime bien (et puis, je ne lorgne pas le prix Goncourt, après tout).
 
Jouant sur les ambiances, elle nous fait asseoir pour un moment d’intimité, le temps d’une chanson. Plus tard, tandis que l’orchestre fait chauffer le rythme, la chanteuse se fraye un passage dans la foule comme pour atiser la braise.
 
Le gars devant moi, le photographe, n’arrête pas de lui lancer « Il est cinq heures, An !» faisant référence à la superbe reprise qu’elle en a fait. Elle lui répond par deux fois, dont la deuxième « Mais non, il n’est que dix heures trente ! ».
 
En guise de reprise, nous en aurons une de choix, interprétée avec panache et originalité. « C’est comme ça » des Rita Mitsouko. Le groupe quitte la scène, abandonnant un public conquis.
En rappel, elle revient seule au piano. Elle se mouche, le public applaudit. Elle tend son mouchoir et déclare, en se marrant :  « Y’a quelqu’un qui le veut ? ». Puis ajoute « Vous allez dire : on préfère Axelle Red. Elle au moins, elle a des manières ».
 
Après une ultime chanson, les lumières de la salle se rallument, le public comprend que la chanteuse de reviendra pas.  

A la sortie, à peine le show achevé, la revoilà derrière le stand du « marchandising » prête à une séance de dédicace. Allez, je fais la queue tandis que Luc commande les bières. Toujours aussi souriante, elle se plie aux demandes du public. Elle va même jusqu’à signer la set list et un billet de concert ! Tout le monde lui dit combien le concert était formidable et la gratifie de tous les compliments possibles. Du coup, je manque d’inspiration pour ajouter quoi que ce soit et tend mon disque pour une dédicace des plus banales. Ben oui, « c’est comme ça » on n’est pas obligé de briller tous les soirs !

Depuis deux jours, le disque tourne sur ma platine et il est vraiment excellent. J'ai comparé An Pierlé à Axelle Red et y mettant une limite. Le disque évoque avant tout une Kate Bush inspirée. Mais il ne faut pas réduire An Pierlé à des comparatifs : elle a un talent bien personnel.

Quelques photos supplémentaires pour les amateurs de matos :

 

Par Philippe - Publié dans : Concerts - spectacles
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 19:50
CHANTONS EN CHŒUR ! (The Soft Centre - 1964)
James Hadley Chase (1906-1985)
Traduit de l’anglais par André Bellac
SERIE NOIRE N°835
 
Un peu de littérature aujourd'hui.
 
Je vais vous parler d’un livre que vous n’avez aucune chance de trouver en librairie puisque Gallimard ne semble pas, à ce jour, l’avoir réédité !!!
 
« Ah, dis donc, Philippe, il commence bien ton article ! » me dit une petite voix intérieure.
 
Il faut tout d'abord que je vous raconte que régulièrement mon ami Loïc se débarrasse des vieux bouquins qui encombrent son garage ou sa bibliothèque. Je sais, Jean-François (mon ami libraire), c’est de la concurrence déloyale. Du coup, c’est ma remise qui se voit encombrée de cartons de Série Noire, de Fleuve Noir (avec les couvertures aussi sexy qui démodées. J’en reparlerai certainement), Le Masque et autres collections qui faisaient le bonheur des halls de gare dans les années 60. De temps à autre, je pioche quasi au hasard dans le tas.
 
Cette fois, c’est donc "Chantons en chœur !" qui est sorti du carton. Je n’avais encore jamais rien lu de James Hadley Chase. Du coup je me renseigne un peu et je trouve ce site en français : http://perso.orange.fr/chase/ Un site en trois parties que je vous conseille de visiter pour en apprendre d’avantage sur l’auteur. Une page recense toutes les œuvres (avec une notation, ça rigole pas !) et une dernière est consacrée à des entretiens.
 
Ce qui m’a étonné, c’est que le bonhomme J.H. Chase est anglais alors que l’action de ses romans se déroulent visiblement tous aux Etats-Unis. Etonnant, non ?
 
Un autre site, en anglais, nous en apprend davantage sur l’œuvre avec des reproductions de couvertures anglaises et même étrangères (dont la France) : http://jameshadleychase.free.fr/index.htm#
 
Vous avez certainement noté que l’on est loin de la sobre couverture quasi cistercienne de la série noire. Pour le fun, voici donc la version anglaise qui a d’avantage misé sur le personnage féminin (est-ce un euphémisme, mon cher Migwell ?)
 
Après ces considérations futiles mais non dénuées de charme, passons au roman. L’histoire se déroule en Floride, à Spanish Bay. Là se prélasse, dans un palace avec vue sur mer, un jeune couple que la vie semble avoir privilégié. Valérie Burnell est la fille d’un richissime homme d’affaire. Je ne résiste à la tentation de vous citer la description par le père Chase dès la première page : « Elle ouvrit les yeux et contempla son corps svelte aux formes magnifiques, ses seins généreux, ainsi qu’une petite bande de chair à la hauteur des hanches, qui contrastait par sa blancheur avec le bronzage doré du reste de sa peau ». Quand on a lu ça, on vérifie que l’on ne s’est pas trompé avec un Harlequin. Mais non, rapidement l’action s’emballe. Car Chris, son mari, a des troubles mentaux et sa disparition, une nuit, coïncide avec l’assassinat d’une prostituée dans un motel. Qui est le coupable ? Chris ? Entre la police, la pègre locale, et le détective privé minable, c’est toute une fourmilière crapuleuse que cette affaire va mettre en branle. Car Valérie veut connaître la vérité pour mieux l’étouffer. Mais elle ne sait pas ou elle va mettre les pieds.
 
Ce qui m’a bien plu, et c’est assez typique du roman noir de cette époque (bien qu’en 1964, on en soit plutôt à la fin) c’est un certain cynisme ambiant : Il n’y a pas grand monde à racheter dans ce microcosme sordide. Evidemment, depuis la page 1, on est plutôt du côté de Valérie et de ses formes magnifiques. Et puis Frank Terrel, le capitaine de police n’est pas un mauvais bougre non plus. En même temps, on aime assez bien les personnages, ils ont tous une certaine humanité. De toute façon, à la fin, tout le monde passe à caisse et c’est parfois un peu douloureux.
 
Pour finir, une petite réflexion sur le titre en V.F. C’est du 100 % Série Noire cette manie de nommer un ouvrage avec un titre qui n’a rien à voir avec l’original. Par exemple, l’œuvre de Chandler, que je vénère, en a fait comme les autres les frais : Little Sister devient « Fais pas ta rosière », The Long Goodbye « Sur un Air de Navaja » etc. Cherchez le rapport !
Pour ce titre, on peut tout de même accorder à l’éditeur qu’il a lu le bouquin, car des maîtres chanteurs, y’en a une belle chorale dans le roman.
James Hadley Chase (y'a un petite air d'Howard Hugues, non ?)
 
 
Par Philippe - Publié dans : Littérature
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 16:06

Comédie sentimentale de Eric Lartigau avec Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont, en salle le 01/11/2006.

Luis, 43 ans, célibataire et heureux de l'être se fait entretenir par sa mère et ses cinq soeurs. Tout bascule le jour où celles-ci, lassées, décident de lui trouver une épouse.

Bon... J'admets : j'ai pris un risque en allant voir ce film, les comédies sentimentales ça n'a jamais vraiment été mon truc, mais comme j'aime beaucoup Alain Chabat et que le reste de la programmation ne m'attirait pas plus que ça, j'ai franchi le pas.

Au final, j'ai vu exactement le film que je m'attendais à voir : une comédie sentimentale avec Alain Chabat. C'est à dire un scénario plat comme une autoroute belge, avec le moment où on est triste, le moment où on est heureux, le moment où ils se séparent et le moment où ils se retrouvent parce que le héro masculin a enfin compris qu'au fond du fond de son coeur, et bien il est amoureux de la jeune fille... MAIS ! à la différence d'un Hugues Grant - spécialiste du genre - au sourire colgate, on a Alain Chabat en quadra bedonnant qui campe parfaitement son personnage et permet de rompre avec les clichés du genre.

Film a voir pour la préstation du duo d'acteurs Chabat / Gainsbourg, mais ça s'arrête là.

Par Benoît - Publié dans : Cinéma
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 13:04
MUZIQ - n°9 - Novembre 2006
 
Un beau jour (ou peut-être une nuit) Benoît me montra ce canard, un nouveau magazine musical. Du suicide que de lancer un journal rock à notre époque : Un lectorat ridicule et de ce fait des annonceurs frileux. Résultat : la clé sous le paillasson après quelques numéros laborieux.
 
C’est le malheureux destin que nous prédisions pour MUZIQ. Déjà le nom ! Difficile de faire moins inspiré. La maquette, à l’intérieur, c’est guère mieux. Ca sent le fanzine à plein nez. Mais, quand même, ces gens là ont bon goût, constatons-nous. Et puis, globalement les articles se tiennent bien et on y parle beaucoup de disques. Bref, ça nous plait. D’autant que le prix est attrayant (3,50 euros) pour une parution trimestrielle.
 
Nous étions donc très sceptiques sur l’avenir de Musiq. A notre grande surprise, nous vîmes paraître dans les kiosques un numéro 6, spécial Soul Funk. Toujours aussi intéressant. Allez, ce coup ci, c’est le dernier ? Mais non, faisant preuve d’une belle persévérance,  un numéro 7 nous arrive en juin, cette fois avec un dossier sur le rock anglais. « Un peu bateau comme thème » on se dit, avec des articles sur Pink Floyd, Led Zep et Deep Purple. Mouais, c’est sympa mais on a déjà donné.
 
Il y a peu de temps, on reparle de Muziq avec Benoît. Tiens, pas de nouveau numéro en kiosque depuis septembre. Ce coup là, les carottes sont cuites. Et vlan ! la semaine dernière, coup de théâtre, Benoît m’annonce qu’un numéro 8 est paru !
 
Ce mois ci, Muziq rend hommage aux femmes. Un bon gros dossier avec 30 portraits et 120 CD chroniqués. Pour le coup, la palette est particulièrement élargie. On y trouve pêle-mêle, des plus anciennes au plus jeunes, du gospel à la New Wave et fouillant du côté des chanteuses injustement méconnues.
Quelques noms, pour le fun : Björk, Camille, Maria Callas, Peggy Lee, Joni Mitchell, Bobbie Gentry, Juliette Gréco, Françoise Hardy, Emilie Simon, Fiona Apple, Janis Joplin, P.J. Harvey… STOP. Complet, je vous ai dit !
 
Tu as dû lire l’éditorial, Benoît. Nous devrons attendre début avril pour acheter le numéro 9. Et le rédacteur en chef, Frédéric Goaty, nous annonce un magazine très différent « encore plus beau, plus collector ». A suivre…
Par Philippe - Publié dans : Disques
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