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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 
Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 12:35

Samedi 4 novembre 2006 au Soul Food Café à Brest.

Quoi de plus stimulant qu'on bon concert de rock dans un cabaret enfumé ? La bière coule à flot, les minettes en mini jupes se trémoussent et le fan club reprend en coeur les paroles.

"Fan club" vous avez dit ? Mais on sait même pas qui c'est ce Monsieur JEAN !

Normal que vous connaissiez pas : c'est parce que vous avez moins de 40 ans et que vous habitez loin de Brest. Car les autres en ont forcément entendu parler. Il s'agit en effet d'une figure du rock brestois. Pour en savoir plus, petite interview sur le site de la Blanche Production (Mais n'oubliez pas de revenir ensuite)  http://lablancheproduction.free.fr/index.php

Donc, plus de 20 ans après son ultime forfait, M. Jean revient avec une équipe rajeunie qui compte dans ses rangs Olivier Polard, auteur du livre "40 ans de rock à Brest". C'est un combo classique du rock : basse / batterie / Guitare / chant.

Vers 22 heures, le groupe prend la petite scène du bar et entame alors son set. Un petit peu mou au départ, l'énergie finit par monter comme l'enthousiasme des spectateurs. Les titres sont concis et taillés au cordeau. C'est super en place et Olivier Polard distribue les solos avec une hargne très rock'n'roll.

Un DVD est en train d'être enregistré. Armelle, l'impressario, m'explique que ce support est devenu indispensable pour promouvoir le groupe auprès des diffuseurs. 

Allez, encore un rappel brulant avec un titre que M. JEAN annonce "cette chanson ne plait pas à tout le monde dans le groupe" et se lance dans un espèce de Madison (je suis pas un champion de la danse mais vu  que les filles s'alignaient synchro comme pour un Madison...) finalement très efficace. Jean, si tu veux mon avis, tu as raison : "c'est bien un rock qui tue".

Voilà, il ne nous reste plus qu'à souhaiter un bel avenir au quatuor brestois : Parce qu'il le vaut bien ! 

Par Philippe - Publié dans : Concerts - spectacles
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /2006 22:01

VANESSA AND THE O'S
La Ballade d'O (Rushmore recording - 2005)
http://www.vanessaandtheos.com/

C'est l'été et sur la platine de la voiture tourne ce CD que je me suis procuré juste avant de quitter Brest (comme Miossec !). Vous l'avez compris. c'est le deuxième rattrapage de l'été (avec Peter Von Poehl, puisqu'il faut vraiment mettre les points sur les "i")

Vanessa c'est avant tout une chanteuse étonnante, qui s'exprime dans en franglais décomplexé. Une voix entre Nico (celle du Velvet Underground) et Brigitte Bardot. Donc si la voix de notre célèbre BB (époque Gainsbourg) vous agace déjà, passez votre chemin.

Sinon, goûtez comme moi avec délectation à l'accent frenchie terriblement sensuel de Vanessa. C'est limite variété mais c'est mieux que ça. La musique derrière est sobre mais raffinée. Les O'S, justement se composent de James Iha (guitariste des SMASHING PUMPKINS) et deux suédois, Niclas Frisk (ATOMIC SWING), Andreas Mattson (POPSICLE). Décidément, la suède en ce moment...

Pour ceux qui lisent Rock&Folk (personne ?) il faut préciser que l'excellent Nicolas Ungermuth en fit son disque du mois. Et l'homme qui a très bon goût écrit ceci :"Mais avant tout, ce qui compte toujours : les chansons... Parce que cet album en est gorgé, parce que ces chansons ont déjà des airs de classiques, parce qu'on les siffle après les avoir entendues une seule fois".

Et c'est ainsi que, parcourant le Causse Méjean un soir où les nuages jouaient sur son relief, Vanessa me déclara, rien que pour moi "Je deviens femme avec toi... Je n'ai plus de loi !" ... "Papa, j'ai besoin de faire pipi !" Ah, la réalité vous rattrape vite !

Mon titre préféré :"cruels et tendres"

 

Par Philippe - Publié dans : Disques
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /2006 18:43

 Peter VON POEHL
Going to where the tea trees are (Tôt ou Tard - 2006)

Il n’est jamais trop tard pour parler d’un bon disque.

La chanson titre figurait sur la compile de l’été de Rock&Folk, le journal de rock quarantenaire tenu par le légendaire Philippe Manœuvre (bravo les gars !).

Vous avez sûrement vécu ce genre de chose : On écoute distraitement en faisant autre chose et puis finalement on s’aperçoit que quelque chose de pas ordinaire vous caresse les oreilles, mine de rien. On se repasse le morceau, assis sur le canapé et là, pas de doute, on tient un grand truc.

Ce truc là, cet été, c’était Peter Von Poehl. Une voix blanche, pure et limpide, des mélodies à tomber, des arrangements fluides, voilà en quelques mots la musique de notre homme.  L’album tient ses promesses et offre son lot de chefs-d’œuvre. A la maison, on se chamaille sur le choix de la meilleure chanson, c’est dire.

Qui est Peter Von Poehl ? Originaire de suède, le beau blond connaît bien la France puisqu’il fut le premier guitariste du groupe français AS Dragon. Il a ensuite côtoyé de près la troupe de Burgalat. J’ai aussi noté son nom, comme guitariste, au générique du film de Cédric Klapich «Ni Pour Ni Contre, Bien Au Contraire ». Tout récemment, il a produit et collaboré au nouvel album de Vincent Delerm.

En même temps, quand on a écouté l’album, on se fout du palmarès. On se garde ce petit joyau au creux de sa platine et le reste n'a guère d'importance.

Pour les bretons, il passera à Rennes (Aire Libre) du mercredi 6 au samedi 9 décembre prochain. Y’a peu de chance que je n’y sois pas !

Philippe

Par Philippe - Publié dans : Disques
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /2006 19:35

Scissor Sisters - Ta Dah - Polydor - 2006 - http://www.scissorsisters.com

Sur la pochette, deux autocolants côte à côte : le fameux  "4 clefs" de Télérama et l'autre avec le label de la chaîne gay Pink TV : on se demande sur quoi on va tomber ! Il s'agit du deuxième album de ce groupe underground new yorkais, le premier ayant connu un assez franc succès, notamment sur les "dance floors". Le groupe est formé par 4 musiciens et une chanteuse et propose une musique assez originale.

L'objectif de Scissor Sisters c'est de faire le spectacle, faire bouger le public ; la recette est simple et efficace : costumes, paillettes, rythme entrainant et références multiples ! musicalement, ça pourrait être la rencontre entre Elton John, David Bowie, les Bee-Gees sur fond de rock FM ou de comédies musicales façon Broadway. OK, en lisant ce que je viens d'écrire, j'aurais plutôt envie de fuir ce disque et pourtant... la recette fait mouche et les mélodies aussi évidentes soient-elles sont vraiment entraînantes.

Bon... pour qui a la prétention de se présenter comme un tant soit peu mélomane, il ne sera pas évident d'avouer en société que l'on apprécie les Scissor Sisters : leurs nappes de synthé et leurs refrains à la Fame sont difficilement justifiables... mais pourtant, vue l'austérité et le sérieux de la scène rock, il faudrait être un sacré rabat-joie pour bouder son plaisir ! répétez après moi : J'aime les Scissor Sisters !!!

Par Benoît - Publié dans : Disques
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /2006 23:21

Film franco-marocain de Rachid Bouchareb
Avec Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Naceri, Jamel Debbouze...
Sorti le 27 septembre 2006

J'avoue que j'avais quelques appréhentions avant d'aller voir "Indigènes". Ca sentait le film engagé revanchard à plein nez; Il suffisait d'allumer la télé sur les émissions de ciné et de débats et hop les trombines de Rachid Bouchareb et de toute son équipe étaient là, à dire combien les soldats maghrébins étaient des héros que l'histoire avait oubliée. L'entendre une fois, c'est bien mais à force de zapper sur le même discours, ça finit par être gonflant, d'autant que les journalistes hochent la tête avec la même compassion respectueuse.

Hé bien, non ! Voici un film juste qui sait faire dans la nuance, où il n'y a pas les bons d'un côté, les méchants de l'autre (c'est pourtant le principe d'un bon film de guerre, non ?). Bien sûr, les héros sont braves et courageux même s'ils ont la trouille au ventre, même si la "mère patrie" ne traite pas tous ses enfants de la même manière. Tout cela est montré sans lourdeur mais avec beaucoup de justesse.

Un petit bémol, tout de même. Je n'ai rien contre Jamel Debbouze (bien impliqué dans le film, il y a mis des sous comme producteur) et même si son jeu d'acteur est parfait, il n'en demeure pas moins que dans les scènes d'action son handicap ne rend pas vraiment crédible son personnage.

Je lis dans "Télérama" "Ce ne sont pas moins de 130 000 indigènes" d'Afrique du Nord et d'Afrique noire qui ont combattu, souvent aux premières lignes, pour libérer l'Europe du joug nazi".

Alors, "Indigènes" film militant ? Oui, sans hésiter. Mais pas seulement au delà du message, il n'en reste pas moins un film passionnant et je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec "Il faut sauver le soldat Ryan" de Spielberg, en particulier dans le dernier quart du film et bien sûr la scène finale.

Un film d'action qui fait réfléchir. Oui, vous avez bien lu !

Par Philippe - Publié dans : Cinéma
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