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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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Bonne visite !

dossier Beatles

 

 
Samedi 17 novembre 2007

Deux concerts cette semaine ! Petit retour sur chacun d'eux, histoire de vous livrer quelques impressions de ces expériences « folk ». 

 

Andrew Bird à l'Antipode de Rennes, 11 novembre 2007.

 

Andrew Bird est un songwriter. Pour stéréotyper, un songwriter est un gars qui déclame des textes à portée poétique, qui s'accompagne à la guitare folk, a les cheveux hirsutes et est habillé d'un gros pull en laine ou d'une chemise de bûcheron. Par exemple : Bob Dylan et Neil Young sont des songwriters. A l'inverse, Pascal Obispo ou Claude François n'en sont pas. J'ai connu Andrew Bird il y a quelques années grâce à son label, Fargo, qui édite en France des disques de songwriters, axé « americana » (mélange de folk, country, blues...) : le répertoire de qualité de ce label avait éveillé ma curiosité et j'avais mis un point d'honneur à découvrir chacun des artistes. A ce titre là, Andrew Bird m'avait séduit : violoniste de formation et technicien hors pair, vocaliste de talent et siffleur sans égal.

 

Ceci étant posé, revenons à notre concert. L'Antipode est une petite salle, une MJC de quartier, pour autant le son y est excellent, très précis. La première partie est assurée par le chanteur suédois Loney, Dear : une très heureuse découverte ! Entouré de ses musiciens, cet auteur, compositeur, interprète suédois propose une pop énergique et enjouée, dont les envolées instrumentales me rappelaient parfois Arcade Fire. Puis c'est au tour d'Andrew Bird d'entrer en scène. Il évolue en trio (un bassiste et un batteur / organiste) dans lequel lui-même assure les parties de violon, guitare et de chant, utilisant les techniques d'oversampling, c'est à dire qu'il enregistre des phrases de violon (parfois jusqu'à trois !) qu'il superpose ensuite pour s'accompagner lui-même : l'ensemble donne un résultat très étoffé, sorte de tapis moelleux sur lequel Bird n'a plus qu'à laisser glisser sa voix angélique, rappelant par moment celle de Tim Buckley. Mélodies et prouesses techniques font parfois bon ménage : c'était le cas ce soir là.

 

 

 

Vic Chesnutt à la Barakason de Nantes, 15 novembre 2007.

 

Alors que j'avais les yeux fixés sur le pare-chocs de la voiture de devant, bercé par le roulis des embouteillages nantais, ébloui par le reflet des phares sur la chaussée humide du périphérique, France Inter diffusait ce soir-là un extrait du dernier album de Vic Chesnutt, dont j'entendais le nom pour la première fois ; j’apprenais à la fin du morceau que ce Chesnutt serait en concert à Rezé – à quelques minutes de chez moi – dans deux jours. J’ai mis à profit ces deux jours pour me renseigner un minimum sur le bonhomme, et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa vie ne ressemble pas à un long fleuve tranquille… à l’âge de 18 ans, un accident de voiture le cloue à un fauteuil roulant, s’ensuit une période d’addictions en tous genres, tentatives de suicide, puis une rencontre avec Michael Stipe (chanteur de R.E.M.) qui produira ses deux premiers albums en 1990 et 1991. Forcément, on comprend qu’on ne va pas passer une soirée comique… Détail intéressant, Chesnutt est aujourd’hui chez l’excellent label indépendant Constellation, connu pour ses artistes aux sonorités « post-rock » et réputé pour la qualité de ses productions tant sur l’aspect musical que sur le soin porté à l’artwork.

 

C’est également dans une MJC qu’a lieu le concert, mais le son y est beaucoup plus confus qu’à Rennes. En ouverture, nous écoutons Faustine Seilman et son orchestre : (très) jeune groupe local qui propose un folk-rock teinté d’accordéon et de scie musicale, un peu monotone par moment mais pas dénué d’intérêt. Le temps d’installer les instruments et le groupe suivant entre en scène : les musiciens d’abord (deux guitaristes, la section rythmique, une violoniste) puis Vic Chesnutt, qui cale son fauteuil à quelques dizaines de centimètres de moi. Incroyable, ce mec là dégage une rage inouïe, chacun de ses mouvements – difficiles – semble lui demander un effort surhumain et cinq bonnes minutes sont nécessaires à son installation. Sa musique aussi est rageuse, sorte de blues-rock aux tempos lents, les guitares alternent entre acoustique et saturation à outrance, faisant jaillir des amplis un son  sale et pesant, son univers est le même que celui de Faulkner ou Nick Cave, plein de rancœurs, d’amertumes, noyant le rêve américain au fond des bayous. L’implication de Chesnutt dans ses chansons est totale, il chante d’une voix usée à la façon des bluesmen, du cri rageur au miaulement chétif, toujours saisissant.

 

Ce soir là, dans la nuit nantaise, ébloui par le reflet des phares sur la chaussée humide, je conduis, des images plein la tête. On ne ressort pas indemne d’une rencontre avec Chesnutt…

Par Benoît - Publié dans : Concerts - spectacles
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Mercredi 14 novembre 2007

Thriller de David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel, Armin Mueller-Stahl, interdit aux moins de 12 ans.

Sortie le 7 novembre 2007

Anna est sage-femme à Londres. Un soir de décembre une adolescente est conduite en urgence à l’hôpital pour accoucher : elle est russe, inconsciente, droguée et décède pendant l’intervention, après avoir mis au monde une petite fille. Dans les affaires de la jeune fille, Anna retrouve un journal intime qu’elle souhaite utiliser pour retrouver la famille du bébé. Mais rapidement, son enquête la conduira dans le milieu de la mafia russe…

Film de mafia, donc, avec des parrains, de la prostitution, du luxe, des hommes de main frappadingues, des gorges tranchées à l’arme blanche, de la vengeance et un code d’honneur ; dirigé par Cronenberg, l’ensemble fait mouche, et comme souvent chez ce réalisateur, on peut trouver plusieurs niveaux d’interprétation : le thriller en lui-même est mené tambour battant, pas de temps morts du début à la fin et une réalisation soignée. Le spectateur attentif pourra également s’interroger sur la « morale » et le sens qu’a voulu donner Cronenberg à son film, sur l’humanité de ses personnages, réfléchir à la symbolique cachée dans chacun des plans.

Esthétiquement réussi, scénario à la hauteur, et quatuor d’acteurs convaincant : Naomi Watts conserve la même candeur que dans Mulholland Drive, elle est entraînée dans une situation qu’elle ne maîtrise pas et semble fragile comme une brindille. A l’inverse, Viggo Mortensen parait fort comme un chêne et ignorant toute pitié, parfait en homme de main, froid comme un serpent. Vincent Cassel en riche héritier alcoolo et pathétique, fils d’Armin Mueller-Stahl qui campe à merveille le rôle du chef de famille, véritable Parrain, sorte de Corleone au pays des Soviets.

Précisons que la mention "interdit aux moins de 12 ans" n'est pas usurpée...

 

 

 

 

Par Benoît - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 7 novembre 2007

Pour bien apprécier ces images, il est recommandé de lire au préalable les commentaires relatifs à l'article "Radiohead et les disquaires".

1 - la pochette originale de l'album de MR. ROUX

2 - la pochette "Fuego" de Jean-François (il a osé ! )

 

Par Jean-François - Publié dans : DS
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Mardi 6 novembre 2007

En echo à l'article de Philippe sur la fermeture du magasin La Sonothèque, à brest ( http://canal.nantes.brest.over-blog.org/article-7159837-6.html ), je vous soumets aujourd'hui une lettre parrue dans le magazine les Inrockuptibles de la semaine dernière :

 

"Disquaire indépendant depuis 1992, la nouvelle m'a été envoyée par un ami le 4 octobre dernier : Roadiohead sort son nouvel album uniquement sur internet et on paie ce qu'on veut. Certes la nouvelle fait peut-être plaisir à entendre pour certains mais pour nous, disquaires indépendants au Luxembourg, c'est terrible. Que Radiohead soit fâché avec les maisons de disques c'est une chose, mais qu'il nous pénalise c'en est une autre. La plupart des albums sont souvent disponibles gratuitement deux mois avant les sorties officielles sur internet, quand ceux-ci sortent officiellement il y a toujours des personnes qui sont intéressées par l'objet et qui n'ont rien à faire d'avoir une copie MP3 merdique. Radiohead a certainement oublié que grâce aux disquaires un grand nombre de personnes les a découvert.

Tout le monde est pénalisé dans cette histoire. Aujourd'hui, je passe mon temps à expliquer à mes clients qu'il n'y a pas de sortie CD Radiohead support officiel pour l'instant, les fans sont dégoûtés. Si Arctic Monkeys, The Smashing Pumpkins, Prince, Pearl Jam, Hard-Fi, Babyshambles, B.R.M.C., Interpol ou encore Queens of the Stone Age avaient fait la même chose, nous aurions fermé depuis quelques temps déjà. A titre informatif, à Luxembourg-ville en 2002, nous étions cinq disquaires, aujourd'hui nous ne sommes plus que deux."

 

Après visite sur le site de Radiohead, il s'avère que l'acquisition du nouvel album peut s'effectuer de deux façons : un téléchargement en mp3 (160 Kbps, hum...) pour lequel l'acheteur donne ce qu'il veut, ou en commandant un superbe "discbox" qui inclue 2 CD (dont un de bonus) et 2 vyniles, photos et artwork pour la maudique somme de 40£ (soit environ 60€), uniquement disponible via le site, cela va sans dire.

 

Qu'en penser... le dernier album de Radiohead - poids lourd de la pop anglaise en terme de volume - a-t'il autant de valeur sans son support ? A titre personnel, je réponds non : le plaisir de retirer l'emballage, celui de sentir l'odeur du livret neuf, la curiosité et l'espoir de découvrir une présentation originale et enfin le Rituel Immuable de glisser le CD dans le lecteur avant de m'asseoir dans le canapé, à égales distances des deux enceintes, attendant le premier son pour me plonger dans les notes des pochettes ont sans doute une valeur marchande, que j'integre au prix du disque. D'autant que les productions du groupe sont réputées comme particulièrement soignées, alors écouter ça en mp3... autant donner de la confiture aux cochons...

 

J'entends d'ici les commentaires : "mon ptit gars, si t'es si tatillon et défenseur du bel ouvrage, pourquoi t'achettes pas le Discbox ?"  réponse simple : my name is not Cresus !  c'est que j'ai une femme à habiller et un chat à nourrir, moi ! et 60€ pour une nouveauté c'est juste deux fois au-delà de mon prix plafond psychologique.

 

Conclusion : n'étant ni collectionneur de Radiohead, ni sourd au point de me farcir du mp3, je ferai partie des déçus qui n'entendront pas le son du dernier Radiohead et qui pourtant auraient volontiers dépensé la vingtaine d'euros nécessaire à l'acquisition d'un petit digipack (j'aurai même poussé jusqu'au boîtier cristal) et avec, du plaisir de retirer l'emballage, de sentir l'odeur du livret, etc. etc. Pire encore ! vous, fidèles bloggeurs, devrez aller chercher ailleurs une critique de ce disque qui mérite pourtant certainement que l'on s'y attarde.

Par Benoît - Publié dans : Disques
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Samedi 3 novembre 2007

 Film anglais de Richard Lester (1965)
Avec les Beatles, Leo McKern, Eleonor Bron
Sortie officielle en DVD le 5 novembre 2007

C’était les années 70 à la MPT de Kerfeunteun à Quimper. Ce soir là, nous étions rassemblés pour la projection en 16mm du film Help ! Grandiose, à une époque ou les images de nos idoles étaient bien rares sur les écrans de l’ORTF. Hé oui, ça fait un peu préhistorique mon histoire. C’est là que l’on mesure la patine du temps.
 
Grâce à l’heureuse initiative des responsables de la MJC nous allions voir nos chers Beatles évoluer en images. Autant dire que nous avions autant l’œil critique sur cette affaire qu’un bon toutou qui revoit son maître après une journée de travail. Nous remuions la queue (au figuré s’entend) dès le générique de début. Au terme de ces 3 heures de films, le double de sa durée, compte-tenu du fait que la pellicule n’arrêtait pas de sauter, nous étions tous en extase. Un gros pétard n’aurait pas fait mieux.
 
Revoilà donc Help ! en DVD. Son et image remasterisés. C’est avec la même frénésie que je me précipitai à Dialogues Musiques car Yvon m’avait bien sûr mis de côté un exemplaire. Ou plus précisément 2 exemplaires, au choix : l’édition de luxe et l’édition simple. Bon, pour des raisons purement économiques, je lâchai à contrecœur l’édition de luxe pourtant bien luxueuse : un bon très gros coffret avec plein de jolies choses dedans. Tentant. Très tentant. Mais bon, très cher aussi. Et puis, question images, le coffret de luxe n’offrait rien de plus. Disque 1, le film. Disque 2, les bonus.
 
Alors le film.
L’intrigue : Une secte veut récupérer une grosse bague que porte Ringo, indispensable au sacrifice rituel. Ben voilà, tout est dit. Tout le reste est prétexte à voir nos 4 héros dans diverses situations aussi invraisemblables les unes que les autres. Les Beatles au ski en Autriche, les Beatles au Bahamas, les Beatles en studio, les Beatles dans leur appartement, les Beatles… bref, la liste est longue. Et toujours derrière eux la secte usant de tous les subterfuges pour récupérer « the ring ».
 
Je vais être honnête : c’est mignon mais niveau cinéma… comment dire… c’est plus que léger. Ca tient très moyennement la route, voire pas du tout. Bien sûr il y a quelques gags plutôt bienvenus, dignes tout de même des Monty Python. Le fait par exemple d’introduire un entracte de quelques secondes à la moitié du film, d’annoncer la seconde partie qui ne durera elle même que quelques autres secondes, c’est une belle trouvaille. Je rappelle que nous sommes en 1965. Il y a plein de moments sympas comme ça mais qui ne suffisent pas à sauver le film.
 
Niveau musique c’est autre chose : c’est du costaud. Les Beatles sont à un moment charnière de leur carrière. Il y a encore l’enthousiasme naïf des débuts mais le travail est plus développé tant sur la composition elle même que sur les arrangements et surtout les harmonies.
 
Les bonus.
On est souvent déçu par les bonus. On s’attend à de l’indispensable, à des révélations et puis non, c’est souvent chiant à mourir, c’est gorgé de témoignages de personnages prêts à verser la petite larme et surtout à dire que ce fut un tournage fantastique, que les garçons étaient charmants même s’ils passaient leur temps à fumer de l’herbe. Bien. Mais encore ? Un autre chapitre nous dit tout de la restauration : on s’en fout royalement. S’en suivent les différentes bandes annonces dont une espagnole. Sympa mais pour collectionneurs seulement.
 
Help ! nous rappelle que les Beatles étaient avant tout des musiciens. Ne retenons que cela !
Par Cécile, Benoît, Philippe - Publié dans : Cinéma
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