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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 10 2007 21:25

Film américain de Paul Greengrass
Avec Matt Damon, Julia Stiles, Joan Allen
Sorti le 12 septembre 2007

Depuis plusieurs décennies déjà, l'industrie du cinéma nous abreuve de suites plus ou moins approximatives de succès parfois inattendus, la grande tendance étant à la trilogie, de préférence annoncée dès la sortie du deuxième volet, pour assurer le coup, juste au cas où....
Certains font date et référence : StarWars, Indiana Jones (dont le quatrième opus est enfin en tournage à Hawaï).
D'autres au contraire sont très discutables : Les Visiteurs, American Pie, Basic Instinct, Pirates des Caraïbes, voire même Matrix.

Point de tout cela ici. Etonnant penserez-vous, mais les trois films de cette trilogie vont crescendo. Le premier volet (La Mémoire dans la peau - The Bourne Identity) sorti en 2002 est, au mieux, un honnête film d'espionnage/action dans lequel un Matt Damon un peu empoté tout de même est juste crédible. La mise en scène est moyenne, l'ensemble a le look un peu daté ou désuet de la fin des années 80 / début 90, un peu dans l'esprit est-allemand. J'ai vraiment eu l'impression de regarder un film bien antérieur à 2002.
Bref, le bon Jason Bourne, à l'instar d'un XIII, ne se souvient de rien, mais il est manifestement trempé dans des trucs bien gravos. Il est traqué pendant une bonne heure et demie et en chie des ronds de chapeau, avant une "happy-end" bien à l'américaine, mais qui laisse quand même des questions en suspend sur l'histoire du personnage. Tout aurait pu s'arrêter là, sans que ça n'émeuve grand monde. Evidemment, le spectateur ne connait rien à l'intrigue non plus et découvre la vérité en même temps que le héros. Recette bien connue pour faire tenir le soufflé...

Personnellement, je suis complètement passé à travers le deuxième volet sorti en 2004. Mais comme je suis un "E-mule" d'Internet (wow, cette vanne va encore me coûter un paquet en droits d'auteur...), j'au pu découvrir La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) avant d'aller voir le dernier épisode au ciné.
Et là, surprise : on change totalement d'échelle. Moyens visiblement plus importants, réalisation soignée, dynamique (ce n'est plus le même réalisateur non plus...). L'ensemble est captivant, l'action est menée tambour battant, j'ai vraiment été tenu en haleine par l'histoire, enrichie au passage par rapport au premier film. Entre temps, j'ai trouvé que Matt Damon avait "progressé", il fait un peu moins "jeune premier" un peu tendre...
Au final, même s'il est construit dans la perspective évidente du troisième volet, La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) reste très largement supérieur au premier opus. En tout cas, son visionnage est quasiment indispensable avant de voir La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum).

La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) clôture donc le cycle. Ceux qui l'ont vu sauront comme moi qu'on ne devrait pas voir un quatrième épisode pointer le bout de son nez, ou alors pas avant 2020... Ici, les ingrédients du deuxième sont réutilisés à des dosages variables, mais avec bonheur. L'action est vraiment trépidante, le suspens haletant, le rythme effréné. Beaucoup de scènes sont filmées en caméra très mobile (sur l'épaule?) pour renforcer encore la rapidité de l'action. Peut-être trop parfois, car cela se fait au détriment de la lisibilité de l'image. Ca peut devenir un peu fatiguant, mais voilà bien le seul petit bémol que j'introduirais à ma prose. Par ailleurs, la bande son (genre "carton" pour djeunz) colle parfaitement à l'action. Une vraie réussite donc, une petite (bonne) surprise aussi.

Jean-François

Par Jean-François David - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 10 2007 18:50

Film franco-libanais de Nadine Libaki
Avec Nadine Libaki, Yasmine Elmasri, Sihame Haddad
Sortie le 15 août 2007

Tout d’abord, cette affiche. A mon goût, la plus belle de l’année (en 2, sans trop me concerter, je mettrais volontiers celle de "Un Secret", avec le dos nu de Cécile de France). Si une affiche doit à la fois attirer de spectateur sans le tromper sur la marchandise, l’objectif est magnifiquement atteint.

Caramel nous dépeint un univers de femmes dans un lieu pour les femmes, l’institut de beauté. Ca vous rappelle quelque chose, n’est ce pas ? Ceux qui auront répondu « Venus Beauté » ont bien sûr gagné (facile !). Nous ne pouvons que saluer l’audace de la réalisatrice pour avoir osé traiter un thème qui était déjà le centre d’un film réussit. Ici, l’action se passe à Beyrouth. Ca change beaucoup de choses sur le contexte mais, au final, pas tant que ça. Les préoccupations des femmes ici comme ailleurs, c’est l’amour.  C’est en tout cas le message du film et je dois admettre que l’idée me séduit.
 
Voici une chronique de la vie de tous les jours, de petits riens ou papillonnent petites joies et grandes déceptions, et parfois son contraire. Chacune échafaude fragilement des projets simples ou ambitieux. Toutes ces femmes sont attachantes et belles dans leurs séductions, à commencer par la réalisatrice, Nadine Libaki, qui se met elle-même en scène. Pour notre plus grand bonheur car, non contente de jouer juste, elle illumine l’écran par sa grâce et sa beauté.
Par Philippe - Publié dans : Cinéma
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 10 2007 17:20

Drame de Claude Miller, avec Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, sorti le 03 octobre 2007

 

Dans la France des années cinquante, François est un jeune garçon chétif et bien mal à l’aise. Fils unique, il s’invente un frère imaginaire, sportif et courageux, comme son père (P. Bruel) dont le regard chargé de déception l’accable chaque jour. Adolescent, François apprendra de la bouche de Louise – une amie de la famille – l’histoire de sa famille, dévoilant ainsi le Secret qui lui permettra de se construire.

 

Un film grave, beau et émouvant ; surprenant aussi lorsque l’on navigue entre les années 80 (filmées en noir et blanc), les années 50 (en couleur) et la période de l’occupation. J’ai aimé la façon dont Miller présente la montée du fascisme, dans l’insouciante France du Front Populaire, la qualité de la photographie, l’œil du réalisateur.

  

J’ai moins aimé la narration, ça me rappelle les films sur la vie de Pagnol et c’est pour moi synonyme d’ennui… j’ai trouvé Miller un peu superficiel par moment, survolant un peu la psychologie des personnages : j’aurais aimé mieux les connaître, en savoir plus, mieux cerner leurs réactions, peut-être limiter les retours aux années 1980 (qui finalement n’apportent pas grand-chose) pour se concentrer sur la période des années 40 ?

  

Quoi qu’il en soit, le scénario et le talent de Miller en font un film touchant, j’ai trouvé Ludivine Sagnier bien moins médiocre que d’habitude, Cécile de France, Patrick Bruel et Julie Depardieu convaincants. A conseiller sans hésiter.

Par Benoît - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 10 2007 15:03

Le cas Burgalat

 

Dans le landerneau du petit univers musical français, Bertrand Burgalat est souvent cité en référence. Encensé par la critique, adulé par ses pairs, idolâtré par ses fans, ce producteur arrangeur auteur compositeur interprète remixeur DJ ne laisse pas indifférent. J'ai testé pour vous.

Rock & Folk septembre 2007, page 82, le redac-chef Manoeuvre himself écrit ses quelques lignes : « Dans un mood Motown, les deux hommes balancent un de ces morceaux pièce montée comme on croyait que seul Berry Gordy ou Gramble & Huff en avaient le secret. » plus loin on lit « Oeuvre presque parfaite... » ; l'objet du délit : le dernier Burgalat, Chéri BB, que la presse musicale soutient massivement vient de paraître, exclusivement distribué sur Itunes ou en commande sur le site du label. La réputation du monsieur n'étant plus à faire et ce petit jeu de piste m'amusant, je commande ledit objet ainsi qu'un live de Burgalat avec le groupe AS Dragon parut en 2001 dont j'avais entendu tellement de bien.

Avant d'évoquer ces disques, les présentations : Burgalat est né en Corse en 1963, fils de haut fonctionnaire, il apprend le piano jusqu'au jour où âgé de dix ans, il assiste à un concert de Pink Floyd et trouve sa vocation. Décidé à faire carrière, il fait ses armes comme producteur, notamment pour un groupe d'indus slovène Laibach, avant de développer son propre style. La musique de Burgalat est profondément encrée dans les années soixante, toutes les années soixante : la soul de Motown, la période yéyé, le rock progressif, tout ceci est peint avec malice et remodelé dans une atmosphère d'electropop et d'easy listening. Admettons-le, sa musique n'est pas forcément évidente d'accès, Burgalat étant avant tout producteur, ça s'entend : couche sur couche, nappes d'orgues, basses aériennes, textes chuchotés et longues envolées phoniques... on est plus proche de la musique de laboratoire que du power trio !

Mais toute présentation de Burgalat serait incomplète si l'on n'évoquait pas le Label Tricatel, bébé chéri de notre Chéri BB. Créé il y a une dizaine d'années, Tricatel est un label qui regroupe une trentaine d'artistes et dont le studio d'enregistrement se trouve à Paris. Petite entreprise artisanale, Tricatel suit son bonhomme de chemin sans dévier de sa route et de ses exigences. Parmi les artistes étiquetés Tricatel, on retrouve quelques vieux à l'instar de David Whitaker (arrangeur légendaire, Gainsbourg, le Comme d'habitude de Cloclo, Lee Hazlewood, Air, Daho, Eurythmics, ...), quelques succès comme Helena Noguerra, un album des High Llamas, l'américaine April March, ou encore Michel Houellebecq, Valérie Lemercier, ou le groupe AS Dragon dont nous reparlerons plus loin.

 

Comme précisé plus haut, mon choix s'est porté en premier lieu sur le dernier opus signé Burgalat : Chéri BB. J'ai trop peu de recul pour en faire une critique sérieuse, mais je peux livrer ici quelques premières impressions : le début de l'album surprend. Deux instrumentaux à tendance progressive devraient ravir l'amateur de claviers. A partir du troisième titre, Burgalat greffe des textes ; bien entendu il chante assez mal, même si sa voix me rappelle un peu celle d'Eno, sa musique aussi parfois... Le titre cinq est remarquable, This Summer night est une collaboration avec le légendaire Robert Wyatt (Soft Machine) qui prête sa voix sur ce titre soul, sucré, sexy, superbement arrangé et produit, réellement une pépite, comme le soulignait Manoeuvre dans sa critique de septembre. Bonne impression générale donc, même si parfois un peu hermétique et poussif dans les arrangements, plus spectorien que Spector, ce mélange d'électro, d'easy-listening fait tout de même mouche, quelque part entre Air, Gainsbourg, Philippe Katerine, Steevy Wonder ou les Temptations...

L'autre album sélectionné est un live qui témoigne de la rencontre de Burgalat et du groupe rock AS Dragon, fer de lance de Tricatel. A sa sortie en 2001, ce disque avait également reçu un accueil des plus chaleureux. C'était donc pour moi l'occasion de faire aussi connaissance avec AS Dragon qui comptait parmi ses membres un guitariste fort apprécié sur ce blog, le suédois Peter Von Poehl. Ce disque est intéressant en plusieurs points : d'abord c'est une live, donc pas ou peu de triche, puis le côté rock d'AS Dragon donne une autre dimension aux compositions de Burgalat. Encore une fois, il est un peu tôt pour donner un avis définitif mais la première impression est assez bonne, sans doute plus accessible que Cheri BB tout en gardant la « Burgalat's Touch », ce live est tout à fait recommandable pour une entrée dans l'univers Tricatel.

 

Burgalat est bel et bien un personnage à part de la scène francophone, un sens de la mélodie extraordinaire, un arrangeur et producteur de très grand talent, on retrouve son travail sur bien des albums, comme l'excellent disque de reprises de Gainsbourg de Mick Harvey (l'un des Bad Seeds de Nick Cave) sorti en 1995 et dont Burgalat avait signé les arrangements. La visite du site http://www.tricatel.com/ permet d'en apprendre un peu plus, de consulter quelques extraits sonores et vidéo ou éventuellement de passer commande d'un album ou deux...

Par Benoît - Publié dans : Disques
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 10 2007 19:12
Florence CESTAC
Dargaud – 2007
 
Pour les chevronnés de la bande dessinée, Futuropolis est, depuis les années 70, un label à la fois d’exigence artistique et de démarche originale. Les albums Futuropolis ne ressemblaient à aucun autre avec leurs formats improbables, des noms de collections surprenants (Hic et Hunc, Maracas…) et des auteurs souvent inconnus. Une démarche artistique ambitieuse et donc risquée, heureusement soutenue par des auteurs plus vendeurs comme Tardi ou Bilal.
 
Florence Cestac, aujourd’hui reconnue comme auteur à part entière (Le Démon de Midi, Super Catho avec Pétillon) est à l’origine de cette aventure, avec son compagnon Etienne Robial, célèbre par ailleurs pour ses créations et relookages TV. Les logos de Canal + et de M6, par exemple, portent sa signature.
 
Au fil d’une centaine de page, elle raconte l’épopée de ces ex soixante-huitards, passionnés de BD, de comix, qui, de libraires, se lancent dans l’édition et la diffusion avec des bonheurs assez divers. Tournées des librairies, festival de la BD, états d’âme des auteurs, relation avec les imprimeurs… tout y passe.
 
Voici une BD que j’ai dévorée d’une traite. D’abord parce que c’est l’histoire – authentique - d’une poignée de passionnés. Ca fleure bon le bricolage et pourtant ça marche parce que c’est gens là avaient une belle détermination et surtout beaucoup de talent. Des artisans, dans le sens noble du terme, sans l’ordinateur (ça n’existait pas, tout simplement) qui travaillaient plus  à l’intuition qu'au plan marketing ou études de marché.
 
Florence Cestac raconte toutes ces années de galère et de bonheur avec un sens du récit remarquable. De la nostalgie, un peu, mais surtout beaucoup d’humour et d’auto dérision car elle ne s’épargne pas au passage.
Par Philippe - Publié dans : Littérature
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