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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 
Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 20:19
MAUPASSANT (1850-1893)
CONTES DU JOUR ET DE LA NUIT
 
OK, c’est pas très rock&roll, Maupassant. Faisant mon sac de voyage à la dernière minute, comme d’hab. je prends le premier bouquin sur la pile « livres à lire ». Coup d’œil sur la couv. « Tiens, c’est Juju qu’à dû me poser ça ». Et je fourre le bouquin entre les tee-shirts et le pull (un seul : l'été sera chaud... je croyais !). Un peu plus tard, mon libraire chéri me colle dans les mains un gros pavé « La Mémoire Fantôme » de Frank Thilliez. J’avoue que pendant les vacances je lis très peu. Le reste de l’année aussi, c’est vrai. Mais l’été encore moins. C’est pourquoi le format « nouvelles » me plaisait assez. Une par jour, ne pas dépasser la dose prescrite…
 
Evidemment, les littéraires que vous êtes sûrement vont encore se dire que décidément Philippe est en dessous de tout à ne pas avoir lu Maupassant. Quand même au moins à l’école ? Ben non, m’en souviens pas. Faut croire qu’à l’époque j’avais les écoutilles sérieusement bouchées.
 
Mais nous nous égarons. Alors, en fin d’ouvrage y’a un monsieur qui analyse et décortique l’œuvre de Maupassant. Et va-y que je te trouve des rapports avec la vie de l’auteur, que je te renvoie à l’œuvre de ses contemporains. Rassurez-vous, je ne vous ferai pas tout un plat. « Les Contes du jour et de la nuit » c’est bien ! Franchement très plaisant à lire. Les histoires sont bien troussées, originales et le style est vif. Beaucoup de contes sont tristement navrants. Les pauvres gens sont vraiment très pauvres et n’ont pas grand-chose à espérer ici bas, la méchanceté étant un caractère assez commun des personnages de Maupassant. Ami des Happy End, passe ton chemin. Chez Maupassant quand t’es dans la merde, tu y es jusqu’au coup et tu peux compter sur l’entourage pour t’y enfoncer un peu plus. Dit comme ça, ça pourrait vite être désespérant mais non, car il y également une pointe de cynisme et une bonne dose d’humour, malgré tout. Pour l’humour noir, j’ai adoré par exemple : «La Roche aux Guillemots » .
 
Ecrites entre 1883 et 1884 ces nouvelles n’ont rien perdu de leur saveur et j’avoue avoir dévoré en une après-midi d’orage sous la tente ce que j’avais prévu pour l’ensemble des vacances.  
Par Philippe - Publié dans : Littérature
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /2007 13:13

Au hasard d'une placette en montant vers le parc Güell...

Par Philippe - Publié dans : DS
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Mercredi 1 août 2007 3 01 /08 /2007 22:07

Je l'avoue d'emblée, cette photo n'est pas de moi, ce n'est pas ma voiture et ça n'est pas ma femme.  Ce cliché est l'oeuvre du photographe italien Maurizio Marini. Les tournesols, les oliviers...  Quel parfum de vacances. Pour découvrir toute la série cliquez ici

Autre ambiance, mais cette fois, c'est moi sur la photo et c'est la DS de mon père. Nous sommes en 1968/1969. C'est également l'été mais c'est déjà le soir et il va falloir songer à installer la caravane.

 

Par Philippe - Publié dans : DS
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /2007 21:20

L’ABSENCE DE L’OGRE

Dominique Sylvain
Viviane Hamy (2007)
 
Lorsque mon libraire favori m’annonça la prochaine venue de Dominique Sylvain, j’avoue que cela me laissa quasi de marbre. « Connais pas » fut ma première réponse. « ben justement, c’est l’occase » me répondit-il « surtout pour quelqu’un qui aime le polar ». Sans doute que mon libraire, visiteur occasionnel de ce blog, ne retrouvera qu’un lointain rapport avec notre réelle conversation mais il faut bien que je résume tout en conservant l’essence de nos propos.
 
La première bonne surprise fut de découvrir que Dominique Sylvain, c’est pas un gars, c’est une fille. Et une fille aussi charmante que sympa. Alors, même si je voulais dire du mal de son bouquin, j’y arriverais pas et je m’étais dit : « si j’aime pas, j’en parle pas ».
 
Puis j’ai laissé reposer le livre sur ma pile d’ouvrages à lire. Je procède souvent avec les livres comme avec les bouteilles. J’entrepose quelques temps avant de consommer, sauf s’il y a urgence.
 
L’histoire : tout démarre avec le meurtre de Lou Necker, jeune rockeuse qui squatte une usine désaffectée. Brad Arceneau, jardinier au Parc Montsouris est le coupable idéal. Une fausse identité et un passé trouble. Mais Ingrid Diesel connaît bien Brad et est persuadée de son innocence. Aux côté de son amie Lola, l’ex-commissaire, elle va mener une contre-enquête.
 
Des odeurs, celles des épices, des jardins secrets ou publics, des saveurs, celles des mets de Maxime ou de la Nouvelle-Orléans, des musiques, soul si possible (Otis Redding, Marvin Gaye ou les Neville Brothers) mais pourquoi pas rock gothique avec les Vampirellas sans oublier le toucher, celui de ces corps que le « regain » affole : Pas de doute, l’écriture de Dominique Sylvain est sensuelle. Avec un humour délicat, comme effleuré, l’auteur met en scène une multitude de personnages pas toujours aussi clair qu’on pourrait le croire. Chacun a ses troubles et ses doutes. 
 
Dominique Sylvain a également l’art de raconter les lieux. Comme ce petit paradis de verdure qu’est le parc – ou du moins ce qu’il en reste – de Louis Guillaume Giblet de Montfaury, botaniste du XVIIIème siècle dont la romancière va jusqu’à écrire la biographie. Ou encore cette évocation de la Nouvelle-Orléans encore sous le traumatisme de Katrina.
 
Néanmoins nous sommes bien dans un polar et, après avoir laissé le lecteur s’aventurer sur de fausses pistes, la révélation du coupable est une réelle surprise.
Par Philippe - Publié dans : Littérature
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 18:32

Boulevard de la Mort - film américain de Quentin Tarantino - 2007, avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell, ...

 

 

« Un Tarantino, c’est pas comme une boîte de chocolat, on sait toujours sur quoi on va tomber »

 F. Gump – Philosophe américain

 

Quelques standards soul des années 60, des actrices au charme et au tempérament forgés, de longs dialogues et des clins d’œil au cinéma de genre et aux séries B, telle est l’invariable recette qu’utilise Tarantino pour chacun de ses films.

Partant de ce postulat, soit on aime, soit on déteste, en ce qui me concerne : j’aime… enfin, d’habitude…

 Mais abordons le synopsis : des jeunes filles partent en week-end en voiture, elles s’arrêtent dans les bars et font la connaissance de Stuntman Mike : cascadeur recyclé et has been, ancienne doublure d’acteurs de séries B. Sous des abords sympathiques, Mike se révèle rapidement comme étant un tantinet dérangé…

 Bon, qu’en penser ? D’abord ce que j’ai aimé : la prestation de Kurt Russell en cascadeur balafré, il campe le rôle à la perfection ; puis la musique, Mink Deville, Jack Nitzsche, T Rex, Eddie Floyd … simplement excellente ; le charme des actrices – à la Uma Thurman – on voit autant leurs fesses que leur visage, ce qui compense un jeu parfois poussif (ça vire presque à l’exposition de bimbos, par moment). J’ai également aimé la Ford Mustang jaune (même si c’est pas un modèle 60’s) et la déco du capot de Stuntman Mike.

 Et puis… il y a le reste, ce que j’ai moins aimé : les dialogues tout d’abord, pourtant Tarantino est une référence en la matière, c'est l’art de la rhétorique ou comment rendre passionnant un débat sur le nom français du « quarter pounder with cheese » (dans Pulp Fiction, rappelez-vous) ; là c’est tout mou : les filles parlent de truc de filles pendant des heures et c’est lassant à mourir, d’autant plus que la VF -  plus que limite - transforme l’argot américain en un jargon complètement ringard mâtiné de quelques expressions hyper tendance pour paraître plus djeunz ! Bref, ces passages là m’ont paru longs et barbants…

Le jeu des actrices également, parfois pataud, très hétérogène en fait : du très bon et du… moyen.

 

Bon au final, ce film n’est pas aussi réussi qu’un Jacky Brown ou qu’un Pulp Fiction, la réalisation et le jeu de Russell sauvent la mise, le talent de Tarantino permet d’assurer le minimum syndical mais sincèrement j’en attendais un peu plus en achetant mon ticket.

Par Benoît - Publié dans : Cinéma
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