Titre
original : Indiana Jones and the Kingdom of crystal skullQuestion basique genre Trivial Pursuit : Un film d’aventure de Steven Spielberg avec Harrison Ford sur une musique de John Williams et une idée originale de George Lucas ? Facile : Un camembert rose (celui de la « culture »).
Début des années 80, Spielberg renoue avec le film d’aventure, dans la pure lignée des réalisations hollywoodiennes de l’âge d’or, en survitalisant le genre. Harrison Ford est Errol Flynn, et donne au personnage un second degré qui colle bien à l’époque. La trilogie (devenue maintenant tétralogie) va, de 1981 à 1989, entrer dans la légende. Le personnage d’Indiana Jones, son chapeau, son fouet, le thème musical aussi célèbre que celui de James Bond sont autant d’éléments si chers au cœur des cinéphiles adaptes de la saga.
Autant dire que l’on se réjouissait à la perspective de ce 4ème volet, souvent annoncé et autant reporté. Après presque 20 ans d’attente, le film était enfin visible. J’y allais donc avec le même bonheur que celui que l’on peut éprouver lorsque l’on a rendez-vous avec un ami d’enfance. Prêt à pardonner beaucoup et à ne pas bouder mon plaisir.
Ca démarre assez bien. Indiana nous annonce la couleur : « Ca va pas être facile… On était plus jeunes à l’époque… » . Nous sommes en 1957, c’est la guerre froide, le KGB, le rock’n’roll, les blousons noirs, la crainte d’une guerre atomique et les extraterrestres. Voilà grosso modo le cahier des charges de cet épisode.
Las… Ca ne fonctionne pas…
C’est un peu comme la mayonnaise : vous avez votre jaune d’œuf, le sel, la moutarde, l’huile et vous avez beau battre, ça ne prend pas, ça ne monte pas. Désespoir… Ici c’est pareil, ça ne décolle pas et les effets spéciaux ont beau crever l’écran jusqu’à l’écœurement, rien n’y fait, on finit même par s’ennuyer. On regarde Indiana Jones se sortir de toutes les situations, de toutes les catastrophes ou calamités, sans aucun dommage. Tout peut lui tomber dessus, y compris une explosion nucléaire, pas de problème, une bonne douche et c’est fini. Il fait penser au Coyote de Beep Beep. Vous savez, celui qui invente tous les stratagèmes dans l’espoir – vain – de dévorer le Roadrunner mais qui se prend à ses propres pièges.
Et puis, ces balles qui n’atteignent jamais les « gentils », ça finit par lasser. On a même plus peur : rien ne peut lui arriver. Et de fait, rien ne lui arrive.
Non, franchement, c’est navrant. D’autant que, malgré l’âge (66 ans), Harrison Ford reste très convaincant dans son rôle. SON rôle, quoi, mince !!! Un scénario indigeste, des effets spéciaux qui dénient toute crédibilité m'ont laissé complètement à côté du film.
Dommage ? Pire que ça : Un beau gâchis !
Vraiment dommage d'avoir gâché le mythe, en effet.
Migwell
Peux-tu nous en dire plus ?
Alors là, je dis : non !
Certes ce quatrième opus n'est pas transcendant, mais de là à tomber dans la diatribe... Mon classement serait d'ailleurs assez proche, pour ne pas dire identique à celui de Migwell !
Pour ce qui me concerne, c'est le début que je n'ai pas aimé. Notamment les toutes premières scènes. Les décors sonnent aussi faux que les lumières. L'ambiance est râtée ! De plus notre Indy extirpé du coffre d'une bagnole après s'être fait chopper on ne sait où ni comment... Ca démarre moyen tout ça ! Je passe sur l'épisode de l'explosion nucléaire, vraiment pas utile et à peine croyable.
Après, il y a franchement du mieux. On retrouve l'ambiance des Indiana Jones, le petit côté décalé, les blagues à deux balles, bref, ça le fait !
Jusqu'au moment de la poursuite dans la jungle amazonienne dont, c'est bien connu, la densité de la végétation est à peu près celle d'une autoroute et permet d'ailleurs d'y rouler de la même façon. Là, c'est franchement consternant, et m'a gâché le plaisir. Autant, c'est crédible en moto volante sur la lune forestière d'Endor, autant là...
Passé ce moment difficile, j'ai bien aimé le reste du film.
Au final, j'ai quand même passé un bon moment. Je ne suis pas un "afficionado" absolu d'Indiana Jones il est vrai, mais je suis un peu resté sur ma faim. En un mot, je m'attendais à (un peu) mieux. Je tiens toutefois à préciser que cette relative déception n'est pas venue, comme je le craignais, d'un Harrison Ford limite date de péremption, puisqu'il tient son impeccablement rôle.
C'est plus le scénario qui m'a gêné : c'est quand même un peu comme si, à court d'idées, le bon Steven avait pris tous les poncifs éculés de 1947 et les avait mis bout à bout en tentant de lier le tout avec la sauce Indy.
Jean-François
Le point positif, en effet, c'est la performance d'Harrison Ford, toujours au top, je l'accorde.
1 La dernière croisade (le 3ème de la série)
2 Les aventuriers ... (le 1er)
3 Le crâne de cristal (le 4ème)
4 Le temple maudit (le 2ème, beurk).
Sinon, j'ai revue hier La dernière croisade. C'est vraiment mon préféré.
Migwell
Je suis, moi aussi, assez d'accord avec la cotation de Môme 3, sinon que j'inverse les deux derniers. Merci, migwell, pour la précision.
Migwell