BRAQUAGE A
L’ANGLAISE (The Bank Job)
Film anglais de Roger
Donaldson
Avec Jason Staham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore
Sorti le 6 août 2008
Le cinéma exploite depuis quelques temps une veine assez efficace qui consiste à prendre pour héros une association de malfaiteurs plutôt sympathiques, mêlant action, camaraderie et
humour.
Dans ce créneau, nous trouvons, aux Etats-Unis, la série des « Ocean » emmenée par George Clooney, en France « Cash » avec Jean Dujardin sans oublier le récent « Casse du siècle » avec Jean-Paul Rouve (pas vu). Le titre est sans doute en référence au « Braquage à l’Italienne » (The Italian Job) sorti en 2003 (pas vu non plus).
Ici, nous avons Terry, plutôt combinard que véritable truand, qui végète dans la vente de coupés et cabriolets aux compteurs rafraîchis. Il doit de l’argent et ses créanciers ne sont pas des enfants de chœur. C’est dans ce contexte que son amie Martine, ex mannequin lui présente une combine fumeuse pour cambrioler la Lloyds, grosse banque londonienne.
Terry et sa bande, en acceptant cette juteuse affaire vont se trouver impliqués dans un sac de nœuds qui mêle de manière complexe mafia, trafiquants de drogue, police, politiques et services secrets.
Il faut saluer ici une réalisation fluide, qui parvient à rendre passionnante une histoire assez tordue, inspirée d’un fait réel. Le casse lui-même est captivant, la suite l’est tout autant sinon plus. Terry va se révéler bien plus malin que toutes les polices et tous les truands réunis, pourtant bien déterminés à le coincer.
L’époque – 1971 – est parfaitement restituée. Les acteurs (et actrice, la somptueuse Saffron Burrows) bien que peu (ou pas) connus sont vraiment à la hauteur. Sans temps mort, l’action se déroule avec la cadence d’un bon vieux rock’n’roll comme le swinging London savait en jouer. Le bien nommé « Money » (pas celui du Pink Floyd) accompagne judicieusement le générique de fin.
Un film réjouissant, captivant, aux multiples rebondissements. On rit de bon cœur, humour anglais oblige, et on se demande avec une pointe d’angoisse comment tout cela va bien pouvoir se terminer.
Le film de l’été.
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