Recommander

Catégories

Commentaires

Recherche

Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 21:59
DEEP PURPLE –  BIOGRAPHIE DE BASE – 2ème partie.
 
Nous avons laissé en 1976 un Deep Purple moribond, usé jusqu’à la moelle par les ambitions individuelles, la lassitude et les tournées chaotiques.
 
Entretemps, chacun y est allé de ses projets personnels mais c’est sans doute Whitesnake qui connaît le plus grand succès. Normal : Ce groupe rassemble trois ex Deep Purple : David Coverdale, Jon Lord et Ian Paice. De son côté, Blackmore avait formé Rainbow, rejoint plus tard par Roger Glover. Ian Gillan, après une carrière solo non dénuée d’intérêt, a pris la place du chanteur Ronnie James Dio au sein de Black Sabbath (Born Again, le seul témoignage discographique, s’écoute généralement en fin de soirée lorsque l’on veut rire un bon coup avec un top ringard. C’est souvent à ce moment là que les filles vont se coucher).
 
Donc en 1984, tout semble aller pour le mieux pour tout le monde ou presque. C’est alors que, contre toute attente, un nouveau Deep Purple arrive par la petite porte avec un nouvel album « Perfect Strangers ».  C’est le célèbre line-up MK2 (oui, celui de « Machine Head ») que l’on retrouve. On peut légitimement se poser quelques questions sur cette reformation : Pourquoi Ian Gillan plutôt que David Coverdale au chant, par exemple ? Quelles sont les motivations du groupe en dehors de remplir le tiroir caisse ?
 
Lorsqu’un groupe célèbre se reforme, c’est comme lorsque l’on reprend une part de gâteau. Effectivement on avait envie d’y goûter à nouveau mais ça risque tout de même de vous rester sur l’estomac un moment.
 
En ce qui concerne DP, que peux encore nous apporter ce groupe de quarantenaires dans les années 80 ou The Cure, U2 ou Simple Mind ont depuis sérieusement modernisé le rock anglais.
 
Qu’importe,  Perfect Strangers » transforme l’essai et impose une musique « old scholl » mais d’une belle efficacité et avec une inspiration renouvelée. Hé oui, DP a encore quelque chose à dire. La même formation va ensuite enregistrer un live (Nobody’s Perfect) et un autre album studio.
 
L’aventure prendra fin en avril 1989 : Blackmore vire Gillan du groupe et le remplace par l’ex Rainbow, Joe Lynn Turner. Visiblement Blackmore a pris les rennes en main et impose ses choix et son mauvais caractère à ses acolytes. Nous en sommes au MK5 et de cette collaboration va naître en 1990 « Slave and Masters » que je n’ai jamais eu le cœur d’écouter.
 
Finalement Ian Gillan réintégrera le groupe mais lorsque Blackmore voudra à nouveau virer le chanteur avec la menace : « c’est lui ou c’est moi » les autres membres, las de travailler sous le despotisme du guitariste ne vont pas hésiter ! Oui, mais on en plein tournée et Blackmore est bien content de foutre le bordel.
 
Le groupe va prouver que nul n’est irremplaçable, pas même un virtuose du manche. Et c’est Joe Satriani, la plus fine lame de l’époque, qui va assurer la transition de décembre 1993 à Juillet 1994. Hélas, il n’existe pas, au moins officiellement, de trace discographique de ce MK 6 !!!
 
Le MK7 voit l’arrivée de Steve Morse. On a souvent tiré à boulet rouge sur ce guitariste auquel on reproche essentiellement ses tics musicaux en particulier dans ses solos. Il y a du vrai mais force est de constater que « Purpendicular » le premier opus avec Morse, respire la fraicheur et une joie de jouer qui ne se démentira point avec le live à l’Olympia de la même année. C’est cette formation que j’ai eu le bonheur de voir à Rézé (44) pour un concert inoubliable.
 
Mais les bonnes choses ont une fin, et Jon Lord, désireux de se consacrer entièrement à la musique classique et se sentant peut-être atteint par la limite d’âge pour une groupe de hard-rock (il a 61 ans en 2002) laisse ses claviers à Don Airey, bien connu des métalleux pour ses faits d’arme au sein de Black Sabbath, Rainbow, Thin Lizzy et même Whitesnake. Nous en somme au MK8… Sans Jon Lord, l’une de mes idoles de jeunesse, le moustachu qui m’a fait acheter mon premier orgue électrique, l’affaire ne m’intéresse plus guère. Nous avons pu les entendre en 2005 au Festival des vieilles charrues. C’était sympa même si les démonstrations de virtuosité de Don Airey m’ont singulièrement agacé. Deep Purple nous offrit un concert des plus réjouissants, enchaînant ses vieilles scies que le public reprenait en chœur, tant le répertoire de ce vieux groupe est entré dans la mémoire collective.
 
Aujourd’hui, le groupe poursuit sa route. Il était ce mois-ci (novembre 2006) à Rennes et le site officiel annonce une longue tournée en 2007 avec plein de dates en France (dont une nantaise, le 19 mars).

 Blackmore en 1986 (de dos,  l'homme au Stetson, c'est Roger Glover)

 Ian Paice, l'immuable batteur.

Jon Lord et Steve Morse à Montreux en 1996

Roger Glover, bassiste aussi immense que discret.

Eh oui, Deep Purple et un drapeau breton, ça s'est vu. Vous l'avez deviné, voici une capture d'écran un peu tristounette mais nous sommes bien aux Vieilles Charrues, à Carhaix (29) en Juillet 2005.

Par Philippe - Publié dans : Disques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus