Recommander

Catégories

Commentaires

Recherche

Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

Ce site est bien sûr ouvert à la famille, aux amis et à tous ceux qui passent pas là. N'hésitez pas à réagir aux articles en y mettant vos propres commentaires.

Pour suivre l'actualité du site, vous pouvez aussi vous inscrire à la "newsletter".

Bonne visite !

dossier Beatles

 

 
Mercredi 19 novembre 2008

Les RABEATS

La FORET-FOUESNANT

14 Novembre 2008

 

Il existe dans le monde des centaines de « Cover Bands » spécialisés dans le répertoire des Beatles. Certains poussent le bouchon jusqu’à ressembler au plus près du célèbre quatuor. Les Rabeats sont de cette trempe. Costumes d’époque, coupes de cheveux, bottines, décor : rien n’est négligé.

 

Que penser de cette démarche ? Si l’on pense aux clones d’Elvis Presley ou en France de  Johnny Hallyday ou de Claude François (voir le film « Podium »), l’on est en doit d’être, pour le moins, circonspect. Le mauvais goût est au rendez-vous et l’entreprise ridicule par principe.

 

J’ai pu entendre ou lire, ici et là, quelques avis différents sur la question. Puisque l’on n’a aucune chance de voir les Beatles en concert, pourquoi ne pas se satisfaire de cette reconstitution ?

 

Le mieux était de constater sur place.

 

Premier constat : la jolie salle Nautilus de la Forêt-Fouesnant n’est pas le Shea Stadium et le public des Rabeats n’a rien des jeunes filles hystériques que l’on peut voir dans les documentaires qui se respectent. Le public du Nautilus est familial et la moyenne d’âge doit osciller autour de 55 / 60 ans. Ce préambule n’est pas en soi une découverte mais il infirme le postulat évoqué plus haut : non, on ne peut se faire une idée d’un concert des Beatles. Il manque déjà le contexte.

 

Vers 21h15 le rideau rouge s’ouvre sur les Rabeats. Costumes sans col époque 1963, coupes de cheveux millésimées 1965. Les instruments sont, eux aussi, identiques à ceux des Beatles première période : Batterie Ludwig perchée sur une estrade, Basse violon Höfner, guitares Rickenbaker et Gibson. Les amplis Vox sont là aussi. Vraiment parfait. Le décor est en noir et blanc et les images projetées sur le rideau du fond évoquent les rayures des films d’époque. Niveau visuel, vraiment, c’est du 20/20 ! Evidemment, les Rabeats n’ont pas poussé le bouchon à recourir à la chirurgie esthétique pour se rapprocher encore de leur modèle. Mais tout de même, le résultat est bluffant.

 

Question musique, c’est tout aussi excellent. Le son est parfait, les arrangements rigoureusement conformes et les musiciens en place. On se doute bien que dans un tel océan de louanges, arrive maintenant le moment de la critique. Sans plus attendre, la voici. Le groupe ne compte qu’un chanteur, Sly, qui interprète à lui seul l’ensemble du répertoire. Difficile de retrouver les intonations à la fois de John, Paul et Georges (sans oublier Ringo). La voix du chanteur des Rabeats n’est pas désagréable et monte bien quant il le faut, mais elle ne ressemble guère à une aucune voix des Beatles.

 

Entre les chansons, rien que des tubes bien sûr, le chanteur s’adresse au public en anglais. Sans doute pour renforcer l’illusion. Ceci dit, avec son accent bien français – les Rabeats sont d’Amiens – on comprend sans problème les interventions non dénuées d’humour.

 

Fin de la première partie, une quinzaine de chansons consacrées à la période 1962/1966.

 

Vingt minutes plus tard, le groupe revient. Cette fois, il arbore les costumes du Shea Stadium de 1966. On se doute que cette seconde partie sera dédiée aux années 1967/1969 et on ne se trompe pas. Les Rabeats s’attaquent ici à du lourd. Car on sait que Beatles ne donnaient plus de concerts et passaient leur vie en studio. Difficile voire impossible de reproduire ce travail de studio en concert avec des instruments électriques traditionnels sans ajouts de sons externes. C’est pourtant le challenge que relève le groupe. Et moi je dis : chapeau ! C’est là que le groupe, à mon sens, se révèle et se lâche. Compensant le format minimaliste du quatuor (c'est-à-dire pas de section de cuivres, pas d’orchestre symphonique, pas de Billy Preston aux Claviers, pas de Mellotron ni de Georges Martin pour bidouiller les sons) les Rabeats prennent des libertés avec les arrangements et osent enfin sortir du cadre. Ils nous offrent ainsi des versions vraiment très belles et inspirées de « I’m The Walrus »  ou encore « I Want You » (une partie de basse énorme). Ils osent même, sans ridicule et avec les honneurs, interpréter « A Day In the Life ». Les Beatles des dernières années expérimentent à tout va, explorent dans tous les sens. Les Rabeats ne négligent aucune facette, allant jusqu’à interpréter le violent « Helter Skelter » avec rage et guitares saturées, prenant le risque de défriser un public plutôt sage. Les consensuels « Hey Jude » et « Let It Be » (Sly au piano) ramènent vite l’ordre et le calme.

 

Le concert s’achève par un double rappel énergique (Get Back, Twist and Shout, Rock&Roll Music) avec des solos de batterie et de basse qui nous confirment, mais était-ce nécessaire, la virtuosité des instrumentistes. 

 

Pour achever le tout, Sly, seul, nous joue « Goodnight » une chanson rare de l’album blanc.

 

A mon avis, pour cette seconde partie, des costumes plus flowers power avec chemises à jabots eurent été mieux appropriés.

 

En deux heures et une bonne trentaine de chansons, les Rabeats ont bien balayé le répertoire. Evidemment, on ne ressent pas le frisson qui nous parcoure lorsque l’on voit Paul McCartney, en chair et en os, arriver sur la scène de Bercy. Mais, tout de même, le bonheur d’entendre un joli florilège des titres des Beatles, avec des tubes mais aussi quelques chansons moins connues, n’est pas à bouder. Et c’est un public rassasié qui sortait de salle, chacun évoquant les albums auxquels se référaient telle ou telle chanson, les hommes faisant un subtil étalage de leur érudition tandis que les femmes trouvaient les musiciens « si mignons dans leurs petits costumes ». Un bel hommage aux Beatles en tous cas.

 Site : http://www.rabeats.com/

 

 

 

Par Philippe - Publié dans : Concerts - spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 5 septembre 2008

Sur la radio, pendant le trajet de retour de vacances (tout à une fin…) j’apprends que QUEEN se reforme avec Paul Rodgers en lieu et place de Freddy Mercury.

Un peu plus tard, j’entends que LED ZEPPELIN prépare un nouvel album mais on ne sait pas si Robert Plant sera de la partie.

Alors je dis « non, non, non et non ». Trop c’est trop ! Dans l’énervement j’échappe de peu à une embardée sur la rampe de sécurité. Si je veux bien admettre que ces artistes soixantenaires, millionnaires (au moins), ne veuillent pas prendre leur retraite, je trouve au minimum inconvenant qu’ils exploitent à nouveau un nom qui n’a plus, selon moi, aucune légitimité et, pire, terni son image.

Il existe pourtant des cas « borderlines ». Prenons les Who. Ils avaient repris la route après la mort de leur batteur fou Keith Moon en 1978. Il ne s’est guère produit grand-chose d’excitant depuis, la surdité de Pete Townsend n’arrangeant rien. Pourtant, au début de cette décennie, un regain de vitalité avait été noté par les critiques. Manque de pot, en 2002, c’est au tour de John Enthwistle, bassiste, de casser sa pipe, à la veille d’une tournée américaine. Aujourd’hui le groupe tourne avec le fils de Ringo Starr, Zak Starkey et Pino Pallidino. Mais il reste Roger Daltrey et Pete Towhend. Or, la simple association de ces deux noms mérite l’appellation « Who ».

Pour LED ZEPPELIN, c’est pareil. Même si les rôles du batteur (John Boham, décédé en septembre 1980 et remplacé par son fils Jason) et du bassiste/claviers, John Paul Jones sont Loin d’être négligeables, il faut quand même admettre que les deux noms qui s’imposent à Led Zeppelin sont Robert Plant et Jimmy Page. Le plus curieux est que ces deux là ont joué ensemble sur disque et sur scènes dans les années 90 sans utiliser le nom de leur groupe d’origine. Alors si aujourd’hui on me sort un Led Zeppelin sans Robert Plant, c’est simple, je me fache.

Aucun cas borderline : Deep Purple. Faut dire que l’histoire de ce groupe n’est pas limpide. Ls line-ups se sont enchaînés à un tel rythme que l’amateur lambda a perdu le fil depuis longtemps (mais pas les lecteurs assidus du canal !). Le groupe s’était stabilisé après le départ de Richie Blackmore (guitare) mais voilà que Jon Lord (claviers fondateur du groupe) prend maintenant sa retraite. Ne reste du groupe original de 1968 que Ian Paice (batterie) mais, attention, sont également présents Ian Gillan (chant) et Roger Glover qui étaient déjà là pour les enregistrements historiques (In Rock, Made In Japan et Machine Head). Alors ? est-on encore dans le « tolérable » ? Pour ma part, j’ai décliné leur passage à Brest. A terme, nous aurons dans 50 ans un groupe qui s’appellera encore Deep Purple mais bien évidemment, sauf progrès exceptionnel de la médecine, avec des musiciens qui auront remplacé les membres originaux au fur et à mesure de leurs départs.

Notre document (ci-dessus) : Jon Lord (Deep Purple) à table avec Jimmy Page (Led Zeppelin). La fille au milieu ? That is the question !

Revenons à QUEEN. Franchement, à quoi rime ce groupe sans Freddy Mercury ? Freddy Mercury était plus que le chanteur, il en était la vedette. Il symbolisait à lui seul le groupe QUEEN. Même si le nom du guitariste, Brian May, n’est pas non plus totalement inconnu, il n’en reste pas moins que QUEEN sans Freddy c’est un peu comme les DOORS sans Jim Morrison, ça ne ressemble à rien. Pour la petite histoire, peu de gens savent aujourd’hui que les Doors ont sorti deux albums sans leur chanteur. Deux flops évidemment.

Sinon, ce n’est pas que j’aie quelque chose contre Paul Rodgers. Au contraire, c’est un grand monsieur, fondateur et chanteur de Free (1968-1972) puis de Bad Company (1973-1998). Là n’est pas le problème. Le problème, c’est que Paul Rodgers NE PEUT PAS être le chanteur de QUEEN. Parce que ça ne rime à rien et que c’est complètement illégitime.

Et tant qu’on y est, pourquoi pas reformer les Beatles avec Paul McCartney, Ringo Starr, Eric Clapton (à la place de George Harrison) et, allez, Julian Lennon (dans le rôle de son père) ?



« All Things must pass » chantait très justement le regretté George Harrison qui déclara aussi « Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort ». Ce qui ne l’a pas empêché de contribuer à la chanson postume « Free As A Bird » des Beatles sorti en 1994.

 

Par Philippe - Publié dans : Disques
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 3 septembre 2008

THE BLACK CROWES
WARPAINT
2008 (Silver Arow records)

On dirait le sud... 

Un peu d’histoire

Il fut une époque où le rock était géographique. Sur l’échiquier international, le roi était bien sûr à Memphis (Le King) mais c’est tout de même la reine qui détenait la plus haute autorité. Et la reine, mesdames, messieurs, elle n’est pas ailleurs qu’en Angleterre. Avec les Beatles, les Stones, Led Zeppelin, les Who, Pink Floyd et j’en passe, la Grande Bretagne était souveraine et impériale. En Europe, on parlait éventuellement aussi du rock allemand (Can, Amon Düll, Krafwerk) et on rigolait du rock français, quand on osait aborder le sujet (en France on excellait dans un autre domaine : la pop avec le pygmalion Gainsbourg et nos chefs d’orchestre tels que Michel Colombier, Jean-Claude Vannier, fondateurs sans le savoir de l’Easy Listening).

 

De l’autre côté de l’Atlantique, tout ou presque se passe aux Etats-Unis. La géographie est simple : Nord, sud, est, ouest. Chaque point cardinal a sa spécificité. Au nord, l’influence de Motown et du bruit des usines automobiles : J. Geils Band, Stooges, Bob Seger. A l’est, New-York avec le Velvet Underground, les New-York Dolls, les Cramps tandis qu’à l’ouest, sur la côte californienne gorgée de soleil, les Beach Boy, les Doors, suivis des Eagles, Doobie Brothers, Grateful Dead…

 

Quand au sud, il mettra du temps à trouver sa place. Le sud c’est le blues, drainé sur le Mississipi, c’est aussi la soul de Memphis ou encore le jazz de la nouvelle Orléans.

 

Il faudra des explorateurs venus d’ailleurs, comme Jerry Wexler (du label Atlantic) et Al Kooper (du label Columbia) pour révéler les jeunes chevelus qui, dans une terre particulièrement conservatrice, ont osé le mariage du blues (noir) avec la country (blanche) dans un style moderne (le rock). Ce seront les Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, les Outlaws, Atlanta Rhythm Section ou dans le registre texan les ZZ Top.

 

Aujourd’hui qui se souvient de ces groupes ? Qui parle encore de « rock sudiste » ? Quelques nostalgiques has been qui continuent à suivre les sorties d’album de buveurs de bière à la barbe blanchie, coiffés de Stetson et égrenant sur scène les vieilles scies d’antan.

Laid Back

Et pourtant, le style sudiste vaut tellement mieux ! Une musique gorgée de chaleur, mêlant avec bonheur toutes les influences sans distinction d’origines raciales. On y sent la moiteur du bayou, le soleil sur les champs de coton tandis que, sur une guitare, un homme gratouille paresseusement un vieux blues. JJ Cale incarne parfaitement ce style laid back qu’adoptera Eric Clapton dès 1973 avec 461 Ocean Boulevard.

 

Mais les guitares savent se faire plus incisives lorsqu’il s’agit de chauffer à blanc un boogie et le sud sera le champion des groupes à deux, voire trois guitaristes solistes mêlant leurs instruments dans de torrides batailles.

The Black Crowes (nous y arrivons)

C’est parce que ce disque évoque furieusement le southern rock que cette longue introduction m’a semblé nécessaire. A dire vrai, je découvre tout juste The Black Crowes (Les Corbeaux Noirs) avec ce « Warpaint ». Le groupe n’est pourtant pas de la première jeunesse et son association exceptionnelle avec Jimmy Page (Led Zeppelin) en 2000 aurait dû éveiller ma curiosité. Formé en 1984 à Atlanta (Georgie), il sortira son tout premier album en 1990 et connaîtra, avec le second « The Southern Harmony and Musical Companion » en 1992, un très grand succès commercial aux USA. La carrière du groupe évolue ensuite entre des hauts et des bas, se séparant en 2002 pour refaire surface en 2005 et produire aujourd’hui ce nouvel opus, salué comme un retour en force.

 

Les frères Robinson, Chris (Chant) et Rich (guitare), leaders du groupe, pratiquent une musique « old school » qui n’évoque pas seulement le sud mais aussi le rock anglais de la fin des années 60. Prenons par exemple « Wee Who See The Deep » avec son riff qui semble tout droit sorti d’un album de Free. Sur d’autres plages on songera aux Rolling Stones tandis que la voix de Chris Robinson possède un timbre proche de celui de Rod Stewart.

Avec toutes ces références, qui reste-t-il aux Black Crowes ? On l’a compris, ce n’est pas de leur côté qu’il faut espérer découvrir les nouvelles tendances musicales. Mais, finalement, est-ce qu’on ne s’en tape pas un peu ? En revanche on trouvera chez nos corbeaux une inspiration évidente, de vraies chansons et un savoir faire certain. Warpaint est un album au style homogène, cohérant et bien construit.

Il suffit d’écouter « There’s Gold in Them Hills », ballade furieusement sudiste, pour se laisser convaincre : Le sud n’est pas mort et ses valeureux guerriers, exhalent, avec Warpaint, tout son charme.

Par Philippe - Publié dans : Disques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 août 2008

BRAQUAGE A L’ANGLAISE (The Bank Job)
Film anglais de Roger Donaldson
Avec Jason Staham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore
Sorti le 6 août 2008


Le cinéma exploite depuis quelques temps une veine assez efficace qui consiste à prendre pour héros une association de malfaiteurs plutôt sympathiques, mêlant action, camaraderie et humour.

Dans ce créneau, nous trouvons, aux Etats-Unis, la série des « Ocean » emmenée par George Clooney, en France  « Cash » avec Jean Dujardin sans oublier le récent « Casse du siècle » avec Jean-Paul Rouve (pas vu). Le titre est sans doute en référence au « Braquage à l’Italienne » (The Italian Job) sorti en 2003 (pas vu non plus).

Ici, nous avons Terry, plutôt combinard que véritable truand, qui végète dans la vente de coupés et cabriolets aux compteurs rafraîchis. Il doit de l’argent et ses créanciers ne sont pas des enfants de chœur. C’est dans ce contexte que son amie Martine, ex mannequin lui présente une combine fumeuse pour cambrioler la Lloyds, grosse banque londonienne.

Terry et sa bande, en acceptant cette juteuse affaire vont se trouver impliqués dans un sac de nœuds qui mêle de manière complexe mafia, trafiquants de drogue, police, politiques et services secrets.

Il faut saluer ici une réalisation fluide, qui parvient à rendre passionnante une histoire assez tordue, inspirée d’un fait réel. Le casse lui-même est captivant, la suite l’est tout autant sinon plus. Terry va se révéler bien plus malin que toutes les polices et tous les truands réunis, pourtant bien déterminés à le coincer.

L’époque – 1971 – est parfaitement restituée. Les acteurs (et actrice, la somptueuse Saffron Burrows) bien que peu (ou pas) connus sont vraiment à la hauteur. Sans temps mort, l’action se déroule avec la cadence d’un bon vieux rock’n’roll comme le swinging London savait en jouer. Le bien nommé « Money » (pas celui du Pink Floyd) accompagne judicieusement le générique de fin.

Un film réjouissant, captivant, aux multiples rebondissements. On rit de bon cœur, humour anglais oblige, et on se demande avec une pointe d’angoisse comment tout cela va bien pouvoir se terminer.

Le film de l’été.

Par Philippe - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 juillet 2008

Cyd Charisse est morte le 17 juin dernier. Ca n’a pas vraiment ébranlé les français. Bon, je ne demandais pas un deuil national, mais quand même. Même pas une petite redif. sur France 3 !

Mais que faisait donc Patrick Brion ?

L’actrice danseuse occupait une place de choix dans la constellation des stars d’Hollywood. Le cinéma des années 30 aux années 50 (après c’est encore bien mais c’est plus la même chose) connait une époque où le mot « glamour » trouve tout son sens, où les femmes sont nécessairement fatales et les hommes viriles. Lire ma critique de « la main au collet ».

Je ne vais pas refaire la filmographie facilement disponible sur de nombreux sites.

Dans ses films, Cyd Charisse a une classe, une tenue, une élégance. LA femme, sublime et sublimée. Une beauté exceptionnelle qui fait de chacune de ses apparitions un moment de grâce. Et puis cette paire de jambes, idéalement et magnifiquement sculptées. Rien de moins que ça ! Et même un peu plus car l’actrice joue dans la séduction et introduit dans un cinéma pudibond et conservateur un érotisme maîtrisé.

L’exemple parfait reste « Chantons sous la pluie » (1952). Voilà un film bon enfant, sympa comme tout. Et puis arrive la fameuse scène où, armée d’un porte-cigarette et de collants noirs, elle va mettre le danseur à ses genoux. Dès son apparition, le film bascule, le ballet devient torride et le spectateur, à l’instar de Gene Kelly, est captivé par les ondulations et le jeu de jambes explicite de l’actrice. Fascinant.

Tout aussi troublant, son jeu face à Fred Astaire dans « Tous en Scène » (The Bang Wagon-1953), réalisé par Vincente Minnelli, le maestro de la comédie musicale. Il existe une scène de danse, coupée au montage, d’une sensualité hypnotique.

On appréciera, ou non, pour son côté kitch, le désuet « Brigadoon » encore avec Gene Kelly, également de Minnelli, qui la dirigera à quatre reprises.

Cyd Charisse a marqué un genre, la comédie musicale, qui lui-même a marqué l’actrice au point que lorsque le « musical » tombera en désuétude, dès la seconde moitié des années 50, l’actrice chutera elle aussi.

Son dernier film majeur est, à mon sens, « Traquenard » (1958) un polar de Nicholas Ray où elle a pour partenaire Robert Taylor. Elle a alors 37 ans et est rayonnante. Ce film laisse entrevoir la possible carrière de l’actrice dans un nouveau registre pour elle.

Hélas, pour des raisons que j’ignore, Cyd Charisse ne connaitra plus le succès.

Et puis, il y a ce rendez-vous manqué : En 1962, elle figure au casting du film « Something Got To Give » aux cotés de Dean Martin et de… Marilyn Monroe qui décède pendant le tournage, laissant le film inachevé.

Elle avait 87 ans et avait donc cessé de tourner depuis longtemps. Je cherche une fin originale en évitant « Elle a disparu mais ses films restent ». Ceci dit, c’est pas faux non plus !

A consulter : un excellent site français, le bien nommé « Legs » (dont sont tirées les photos qui illustrent cet article)


 

Par Philippe - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus